Covid : à Montpellier, ruée sur les "commerces non-essentiels" avant le début du confinement

Le confinement prendra effet dans la nuit de jeudi à vendredi et pour une durée d'un mois. Avant l'entrée en vigueur des nouvelles règles, les Montpelliérains se sont rués dans les "commerces non-essentiels", qui devront fermer leurs portes jusqu'au 1er décembre prochain.

Les salons de coiffure ont été pris d'assaut ce jeudi, à quelques heures du confinement.
Les salons de coiffure ont été pris d'assaut ce jeudi, à quelques heures du confinement. © Photo d'illustration. Frédéric Guibal / France Télévisions.
"Le carnet de réservation est plein à craquer et le téléphone n'arrête pas de sonner depuis ce matin 8h30 !" Fabrice Wolff est coiffeur pour une grande chaîne de salons de coiffure à Montpellier.

Comme les autres "commerces non-essentiels", l'établissement va devoir fermer ses portes dès ce jeudi soir et pour une durée d'un mois. Quelques heures avant le confinement donc, les clients se sont bousculés au portillon.

"On a dû refuser au moins une centaine de personnes aujourd'hui", poursuit Fabrice Wolff. "La plupart de nos clients ne comprend pas la fermeture des salons de coiffure, surtout que toutes les précautions sanitaires sont prises."
Dernier coup de ciseaux avant le reconfinement.
Dernier coup de ciseaux avant le reconfinement. © Frédéric Guibal / France Télévisions.

Passer le temps avec des livres et des jeux

Lors du confinement au printemps, difficile parfois de tuer le temps. Cette fois-ci, certains se sont organisés en amont pour faire le plein de livres et de jeux de société. 

La librairie Sauramps à Odysseum n'a pas désempli ce jeudi.

Nous avons une file d'attente immense depuis ce matin, et parfois avec de gros paniers. Aujourd'hui par exemple, un monsieur a acheté pour 300 euros de BD. Un autre client a également fait le plein de romans policiers, car il était à court de lecture pendant le confinement au mois de mars.

Un vendeuse de la librairie Sauramps à Odysseum

Même constat du côté de la boutique de jeux de société Excalibur, dans l'Ecusson. "Nous avons eu beaucoup de monde. Les gens ont acheté de tout pour s'occuper : des cartes, des jeux de société, des puzzles... Niveau budget, certains se sont lâchés !", confie son gérant Lionel Moutin.

La liste des "commerces non-essentiels" reste, à quelques aménagements près, la même que celle définie par le décret du 23 mars : vous pouvez la consulter ici
Les magasins de vêtements font aussi partie des "commerces non-essentiels".
Les magasins de vêtements font aussi partie des "commerces non-essentiels". © Frédéric Guibal / France Télévisions.
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