Fac de droit de Montpellier : les étudiants réclament que justice soit rendue

Y a-t-il une volonté politique d'étouffer le dossier ? C'est la conviction des victimes, 3 semaines après la nuit de violence à la faculté de droit de Montpellier. L'avocat des étudiants dénonce l'omerta à l'université et des zones d'ombre dans l'enquête judiciaire.

L'enquête sur la faculté de droit n'avance pas, c'est ce que dénoncent les étudiants victimes du commando cagoulé la nuit du jeudi 23 mars.

Les étudiants réclament que justice soit faite


Les victimes, étudiants en droit pour la plupart, dénoncent les lenteurs de l'enquête et une volonté politique d'étouffer l'affaire, ils demandent que la police soit dessaisie de l'enquête au profit de la gendarmerie. Ils se demandent pourquoi des professeurs, personnels administratifs et doctorants, facilement identifiables sur certaines images, n'ont jamais été inquiétés par la justice.
Seuls le doyen et un professeur ont été mis en examen et suspendus provisoirement de leurs fonctions.


Un reportage de Caroline Agullo, Valérie Banabera et Florence Paul-Paslier

Dans ce reportage :

-Jean-Louis Demersseman, avocat des étudiants victimes
-Mathilde Kamal, étudiante en droit
-Sophie Mazas, de la Ligue des Droits de l'Homme
-Etudiant en master de droit (il souhaite garder son anonymat)

Les étudiants reçus en préfecture​


Soutenue par la Ligue des droits de l'homme, une délégation d'étudiants a demandé, ce jeudi après-midi, au préfet de prendre des mesures conservatoires. Concrètement, elle veut que les personnes soupçonnées d'être impliquées, de près ou de loin, dans cette affaire, soient suspendues provisoirement.
Pour l'avocat des victimes, il  n' y a pas de réelle volonté politique d'aller au bout de l'enquête.

"Il faut que des mesures conservatoires soient prises"​


Les étudiants réclament aussi que la société de sécurité -elle était présente la nuit du 23 mars 2018-  soit remplacée et que l'anonymat des copies d'examens soit garantie.
En l'absence de décision à ce jour, et devant le silence de l'université, ils ont transmis leur demande au préfet de région. "Il faut que des mesures conservatoires soient prises à l'encontre des personnels de la fac, ils étaient  passif cette nuit là, certains d'entre-eux ont acclamé le commando passant à tabac les étudiants" , " nous demandons des mesures conservatoires à leur encontre, c'est irresponsable de ne pas réagir, les étudiants doivent être protégés", explique Sophie Mazas Ligue des Droits de l'Homme.

"Nos enfants ont besoin que l'on reconnaisse leur statut de victime"​


"Nos enfants ont besoin que l'on reconnaisse leur statut de victime, explique une maman,  j'étais soulagée lorsque j'ai appris qu'une enquête interne était ouverte mais depuis, aucune sanction n'est tombée, il n'y a pas que le doyen et un professeur mis en cause dans cette affaire, nos enfants ont besoin de justice!"

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