" Il faut parler du Sida" : la campagne du Sidaction pour sensibiliser à la maladie et inciter au dépistage

La campagne d'appel aux dons pour le Sidaction a commencé depuis le vendredi 24 mars. L’occasion pour les associations de continuer à sensibiliser et d’inciter au dépistage. Avec une nouveauté cette année, un troisième patient guéri du VIH. Mais attention, cela reste un cas exceptionnel.

Près de la Place Jean Jaurès à Montpellier, Marine, 23 ans, avait une mission ce samedi 25 mars : sensibiliser et récolter des fonds pour le Sidaction. 

"Je pense qu’il faut en parler du Sida, il faut délier les langues. "Le fait d’en parler avec les passants, ça marche, ouais ça marche plutôt bien, on a eu quelques billets aussi, donc on est contents" ,confie Marine Lambertin, membre de l’association Fierté Montpellier.

Elle récoltera près de 40 euros en une heure. Et parmi les donateurs du jour, Antoine, 19 ans.

"J’ai donné parce que pour moi c’est important de financer la recherche, soutenir la cause pour être mis en lumière, sur les discriminations qui sont liées à ça", ajoute Antoine, donateur. 

Prévenir

Hayette est membre d’une association. Elle accompagne au quotidien une centaine de personnes séropositives.  Et sur le stand qu'elle anime, son mot d’ordre, c’est la prévention. 

Les gens se sentent pas concernées par le virus, il y a des gens ils font jamais jamais de tests, et il n'y a qu'avec les tests qu’on peut trouver les personnes et éviter la contamination.

Hayette Dehimi

Membre de l’association ENVIE

Guérisons (très) rares

La nouveauté cette année, C’est ce slogan.

On n'a jamais été aussi proches de jouir d'un avenir sans sida.

Slogan de la dernière campagne

Sidaction

Il rappelle la guérison d’un troisième patient atteint du VIH. Une guérison qui reste rare.

"Les guérisons ça montre qu’il y a une capacité de la médecine, ça reste des totales exceptions, lotos, pour le VIH l'idée guérir, c’est le loto, une chance sur 10 millions à peu près", prévient Franck Marcé, coordinateur régional Sida Info Service.

Chaque année, près de 250 personnes découvrent leur séropositivité en Occitanie.

Ecrit avec Lou-Ann Le Roux