Meurtre de Sofiane Perrin : trois jours de procès en images

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Écrit par Pauline Senet
La présidente de la cour d'Assises de Montpellier, où s'ouvre le procès des accusés du meurtre de Sofiane Perrin, cinq ans après les faits.
La présidente de la cour d'Assises de Montpellier, où s'ouvre le procès des accusés du meurtre de Sofiane Perrin, cinq ans après les faits. © FTV / Dessin de Valentin Pasquier

Depuis lundi, le procès des cinq hommes accusés du meurtre de Sofiane Perrin, séquestré et battu à mort en mars 2016, se tient à la cour d'assises de Montpellier. Retour en dessins sur les temps forts de ce procès.

Sofiane Perrin était âgé de 17 ans lorsque le drame a eu lieu. Le 30 mars 2016, il est retrouvé mort sur un trottoir à Montpellier. Il a été jeté d’une voiture, après avoir été séquestré et frappé à coups de batte de baseball.

Le procès de cinq hommes, les meurtriers présumés et leurs complices, se déroule à la cour d'Assises de Montpellier. 

Pour la famille, une interminable attente de justice

Laurence et Hourya Perrin, la mère et la soeur de Sofiane, attendaient ce procès avec impatience.

Lors de ce procès où elles se sont constituées partie civile, elles font face aux 5 meurtriers présumés de Sofiane : Adamee Reghi (26 ans), Anouar Taibi (28 ans), Seif Eddine Taibi (28 ans), Hicham El Moutaouakil (37 ans) et Djamel Fellah (38 ans).

On peut enfin mettre des visages sur les bourreaux de Sofiane.

Hourya Perrin, sœur de Sofiane

Premier jour de procès : focus sur la personnalité des accusés

Parmi les cinq accusés, Adamee Reghi est le seul à n'avoir jamais fait l'objet de condamnations. 

Au moment des faits, en 2016, Djamel Fellah sortait de prison : il avait été condamné à 10 ans de réclusion par la Cour d’assises de l’Hérault pour avoir battu un homme jusqu’à le laisser handicapé à 85%.

L’expertise psychologique révèle une enfance difficile avec des parents ayant été condamnés tous les deux à des peines de prison. Djamel Fellah lui-même a passé la majorité de sa vie d’adulte derrière les barreaux.

Pour Laurence Perrin, la mère de la victime, cette première journée de procès est une épreuve douloureuse.

J’attends qu’ils soient jugés à la hauteur de leurs actes. On parle de leurs vies, de leurs parcours, mais tout le monde a un parcours difficile.

Laurence Perrin, mère de Sofiane

Selon l'experte psychologue Danielle Cany, tous les accusés ont un point commun : ils minimisent leur implication dans la mort de Sofiane Perrin.

Deuxième jour de procès : étude des blessures des victimes

La mère et la soeur de Sofiane Perrin ont préféré sortir de la salle d’audience avant la diffusion de ces images. Les photographies du corps tuméfié de la victime apparaissent sur les télévisions de la salle d’audience. À la vue de ces images, les proches de la victime restés dans la salle finissent par quitter les lieux.

Le professeur de médecine légale Eric Baccino a décelé au moins 75 impacts sur le corps de Sofiane Perrin, dont 25 sur la tête et le cou. "Ils ont été donnés pour faire mal, pour torturer, plutôt que pour tuer", analyse le médecin.

Sont également diffusées les images du corps d'Edouard Almeda, frappé en même temps que Sofiane et abandonné au même endroit par ses tortionnaires. Contrairement à Sofiane, le jeune homme avait survécu à ses blessures.

Troisième jour de procès : succession de témoignages

Ce mercredi, pour le troisième jour du procès, d'autres témoins vont s'exprimer à la barre. Un ami de Sofiane tente de relater leurs échanges avant le drame, mais cinq ans plus tard, ses souvenirs sont flous.

 

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