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Montpellier: 8 heures de garde à vue pour une observatrice des droits de l'homme

Plusieurs militants de la Ligue des droits de l'Homme de Montpellier se sont rassemblés devant l'hôtel de police, en soutien à Camille Halut. La jeune observatrice a été libérée au bout de 8 heures de garde à vue.  / © F3 Occitanie
Plusieurs militants de la Ligue des droits de l'Homme de Montpellier se sont rassemblés devant l'hôtel de police, en soutien à Camille Halut. La jeune observatrice a été libérée au bout de 8 heures de garde à vue.  / © F3 Occitanie

Une étudiante, observatrice de la LDH, a passé la journée au commissariat de Montpellier lundi 29 avril pour entrave à la circulation sur l’A 709 lors d'une action de gilets jaunes. Une volonté d’"intimidation" dénonce la Ligue locale des droits de l’homme. 

Par Isabelle Bris

Convoquée lundi à 9  heures comme témoin au commissariat de Montpellier, Camille Halut, membre de la ligue des droits de l'homme, a été placée en garde à vue une heure plus tard pour "entrave à la circulation".

Les faits remontent au 6 avril dernier, lors d'une manifestation en marge de l'acte 21 des gilets jaunes.

La jeune femme, dont la mission auprès de la LDH est d'observer les manifestations des gilets jaunes et collecter des témoignages sur les violences policières, suivait un attroupement sur l'A709 à Montpellier.


Assimilée aux manifestants


Pour les membres de l'association, l'étudiante n'a a aucun moment participé au blocage. Pourtant, elle a été assimilée aux manifestants; il y aurait donc clairement une volonté d'intimidation de la part des pouvoirs publics.
 

Ce qu'on lui reproche finalement , c'est ce qui a été fait par les manifestants, qui est de leur responsabilité, alors qu'elle n'etait qu'en mission d'observation (...) Depuis 15 jours, on voit des journalistes qui couvrent les manifestations être poursuivis en justice et c'est aussi le cas maintenant pour la Ligue des Droits de l'Homme. C'est particulièrement inquiétant...


s'insurge Sophie Mazas, avocate au barreau de Montpellier et présidente de la Ligue des droits de l'Homme de l'Hérault. 

Plusieurs militants se sont rassemblés devant l'hôtel de police de Montpellier pendant quelques heures en soutien à Camille Halut.
La jeune femme a finalement été libérée en fin d'après-midi. 


Dans le collimateur de la police ?


Jean-Jacques Gandini, coordinateur de la “Legal team” locale de la LDH, a lui aussi suivi la manifestation du 6 avril et assisté à la coupure de l’autoroute qui a provoqué une plainte contre "x" de la part de Vinci.

Il assure être resté sur le le bas-côté pendant l'action des manifestants et estime que Camille Halut était "ciblée".

Selon midilibre, cette étudiante en droit public a déjà eu des soucis avec la police depuis le début du mouvement des gilets jaunes : elle aurait effectué plusieurs signalements à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et a porté plainte pour insultes, en février dernier, contre un policier qu’elle a filmé en train de la traiter de "connasse".

La ligue des droits de l'homme appelle à un nouveau rassemblement mercredi 1er mai à 13h sur l'Esplanade du Peyrou. 
 
 






 

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