Montpellier : affluence dans les jardineries ouvertes aux confinés

Les jardineries ouvertes autour de Montpellier sont prises d'assaut ce samedi pascal. Seules les boutiques vendant des produits de première nécessité pour les animaux et le potager sont autorisées. Exemple à Lunel, où la clientèle est limitée et les caddies désinfectés contre le coronavirus.
A Lunel, les plants de légumes sont dévalisés par les confinés en mal de potagers.
A Lunel, les plants de légumes sont dévalisés par les confinés en mal de potagers. © Cédric Métairon. F3 Occitanie.
La file d'attente s'étend jusqu'au parking. Pas plus de 20 clients à la fois dans la jardinerie de Lunel ouverte ce samedi. En ce printemps confiné, seuls les magasins vendant notamment des produits de première nécessité peuvent accueillir des clients. A condition d'adopter un maximum de mesures barrières contre le COVID19. 
 

Ouverture limitée des jardineries


A Lunel, la jardinerie n'a réouvert que jeudi dernier. Auparavant le magasin n'avait pas le matériel nécessaire pour assurer la sécurité de ses employés. Mais cette ouverture est conditionnée à une règle stricte: les clients ne peuvent pas acheter que des fleurs. Il faut obligatoirement s'approvisionner en produits dits de première nécessité, à savoir l'alimentation pour animaux ou les graines, bulbes ou plants de légumes et fruits, c'est à dire tout ce qui pousse au potager pour être mangé.
 

Précautions sanitaires contre le COVID19


Depuis quelques jours, le gérant de la jardinerie lunelloise, Serge Thibon, a pu se procurer des masques et du désinfectant. Les caddies sont donc désinfectés à chaque arrivée et retour par un membre du personnel et la jardinerie n'accueille que 20 clients à la fois.
Un "pôle désinfection" aménagé pour prévenir toute transmission du coronavirus en manipulant les chariots.
Un "pôle désinfection" aménagé pour prévenir toute transmission du coronavirus en manipulant les chariots. © Isabelle Bris. F3LR

 Résultat, ce samedi soir, à Lunel les portes ont dû se fermer une demi-heure plus tôt. Le temps de pouvoir évacuer tous les clients en train de faire leurs courses et qui, aux dires d'une vendeuse, "ont un peu tendance à prendre leur temps et se balader parmi les plantes".  

Cultiver son jardin


Du soleil printanier et ... beaucoup de temps pour s'occuper de son jardin. Sans compter que cultiver la terre reste une bonne thérapie pour affronter cette période anxiogène. 
Les salades repiquées sous cloche avant le confinement seront bientôt consommables dans ce jardin héraultais.
Les salades repiquées sous cloche avant le confinement seront bientôt consommables dans ce jardin héraultais. © Sylvie BONNET

Pas étonnant que les Languedociens confinés se précipitent dans les jardineries. D'autant plus que la plupart des marchés, grands fournisseurs de plants à cette saison, sont interdits. Restent des ventes en ligne sur internet, surtout pour les graines. Et quelques producteurs qui tentent d'ouvrir leurs serres aux agriculteurs autorisés à se déplacer et au public.
Si le confinement doit durer, autant privilégier les légumes du jardin aux courses toujours risquées dans les hypermarchés. C'est le sens de l'autorisation donnée aux jardineries de fournir les produits de première nécessité. 

Le reportage à Lunel de Cédric Métairon et Isabelle Bris, de France 3 Languedoc-Roussillon.



 
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