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Montpellier : après l'ouverture de l'enquête sur les contrats de sécurité à Paul Valéry, l'université contre-attaque

Au printemps 2018, l'université Paul Valéry était restée bloquée pendant plusieurs semaines. / © JEAN MARC LALLEMAND - MAXPPP
Au printemps 2018, l'université Paul Valéry était restée bloquée pendant plusieurs semaines. / © JEAN MARC LALLEMAND - MAXPPP

Une plainte pour favoritisme et détournement d’argent public a été déposée dans l’affaire des contrats de sécurité à l’université Montpellier III 

Par Par CB avec Sébastien Bannus


L'Affaire des contrats accordés à une société de sécurité proche de La République en marche semble bouger. Même s'il est très difficile d'obtenir des informations à ce stade de l'enquête, France 3 Languedoc-Roussillon a pu s'entretenir avec Christophe Barret, Procureur de la République de Montpellier. 

Le Procureur confirme qu'une enquête a été ouverte par le parquet. Cependant, imposssible d'en savoir plus, Christophe Barret n'a pas souhaité en dire plus sur la nature de l'enquête, ni sur les services qui avaient été saisis ou même sur son avancement... 

Pas de lien avec la plainte du SCUM 


Seule confirmation de la part du Procureur de la République, l'enquête a été ouverte il y a plusieurs semaines et elle n’est pas liée au dépôt de plainte du SCUM (syndicat de combat universitaire de Montpellier). 

Le SCUM avait déposé plainte pour favoritisme et détournement de fonds public le 8 janvier dernier. 

De son côté la direction de l'université Paul Valéry confirme qu'une plainte pour dénonciation calomnieuse visant le SCUM a été déposée .

Selon les avocats de l'université le droit des marchés publics autorise en cas d'urgence impérieuse et imprévisible il est possible de passser de contrats sans mise en concurence


En vidéo  retour sur les faits et les avocats de l'université Paul Valéry explique pourquoi l'établissement porte plainte contre le syndicat étudiant : 


 
Montpellier : l'université Paul Valéry contre attaque
Après la plainte du SCUM les avocats de l'université attaquent le syndicat pour diffamation. Reportage de Brian Bock et Nicolas Chatail

  

Retour sur les faits 



Au Printemps 2018, la fac de lettres de Montpellier est occupée pendant plusieurs semaines par des étudiants qui dénoncent la sélection sociale à l’entrée de l’université. 

La direction qui veut reprendre le contrôle des locaux, fait appel à la société APS Sud pour assurer la sécurité des lieux. Alors que la société Pro segur détient déjà le marché et qu’un service de sécurité interne à la fac existe. 

1er problème: si la note globale s’élève à 260 000 euros selon Mediapart qui a révélé l’affaire, aucun appel d’offre n’a été réalisé par l’université…

Or, pour ce type de service la limite de l’obligation d’appel d’offre est fixée à 40 000 euros. Le marché aurait donc été divisé afin de passer sous les radars. 

2ème problème :  la personnalité des acteurs de ce dossier… En effet, le premier devis de la société APS a été communiqué par l’intermédiaire de la responsable des Jeunes avec Macron pour l’Occitanie.

 Et le salarié en charge du contrat pour la société APS Sud, Kader Rhamouni, est un ancien garde du corps d’Emmanuel Macron. 

La direction de la communication de Paul Valéry, contactée par France 3 ce matin a confirmée qu’une plainte pour dénonciation calomnieuse visant le SCUM partait ce matin pour le bureau du Procureur de Montpellier. 

 
Sébastien Bannus détaille les éléments de l'enquête

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