Montpellier : l'Héraultaise Coralie Dubost dans la course à la présidence du groupe LREM à l'Assemblée Nationale

Les députés LREM sont appelés mercredi et jeudi prochain à départager six candidats pour la présidence du groupe à l'Assemblée nationale, après la démission en juillet de leur patron Gilles Le Gendre. Parmi eux, deux anciens ministres et deux femmes dont Coralie Dubost, députée dans l'Hérault.
© France 3 LR
Ils sont donc six à briguer officiellement le titre de président du groupe La République en marche à l'Assemblée Nationale. Un poste laissé vacant après la démission en juillet dernier de Gilles Le Gendre. Parmi ces 6 candidats, deux anciens ministres, Christophe Castaner et François de Rugy, et deux femmes Aurore Bergé et Coralie Dubost. A 37 ans, la députée héraultaise de LERM est qualifiée d'outsider pour cette élection. Vice-présidente du groupe LERM au début du quinquennat, c'est aussi la compagne d'Olivier Véran, l'actuel ministre de la Santé.
 

Coralie Dubost, "l'outsider" héraultaise de la course à la présidence

Cette juriste de 37 ans, députée de l'Hérault, est vice-présidente de la commission des Lois et a été vice-présidente du groupe LREM au début du quinquennat. Elle s'est affirmée comme co-rapporteure des projets de loi Pacte sur les entreprises et surtout Bioéthique dernièrement.

Au niveau local, la députée de la 3ème circonscription de l'Hérault, qui vit à Celleneuve, au nord de la ville, s'est engagée aux dernières municipales de Montpellier. Durant la campagne, elle a d'abord apporté son soutien à la candidature de Mohed Altrad avant de se ranger derrière Patrick Vignal, tête de liste investie par LREM.
Elle figurait en avant-dernière position sur sa liste qui a obtenu 6 % des suffrages au premier tour. Pour le second tour, Patrick Vignal n'a rallié aucun des 3 candidats encore en lice, malgré la demande de son mouvement de se rapprocher du plus "Macron compatible".

Coralie Dubost avec son compagnon, lors de visite d'Olivier Véran et du 1er ministre le 11/08 dernier à la Grande-Motte.
Coralie Dubost avec son compagnon, lors de visite d'Olivier Véran et du 1er ministre le 11/08 dernier à la Grande-Motte. © MaxPPP/Michael ESDOURRUBAILH

Interrogée récemment par nos confrères du Midi Libre sur l'incidence possible de sa vie en couple avec Olivier Véran sur sa carrière politique, Coralie Dubost a rappelé son engagement bien antérieur à sa relation avec l'actuel ministre de la Santé, tout en n'excluant pas que cela puisse être un frein pour l'Exécutif, à son évolution personnelle vers des responsabilités ministérielles.

Au niveau national, Coralie Dubost a appelé récemment les députés LREM "à repasser en mode projet" et à "s'écouter pour construire du consensus" dans un travail partenarial avec le gouvernement.
" Coralie Dubost a fait un vrai travail sur l'organisation du groupe" a confié à l'AFP une de ses collègues et des sources parlementaires estiment qu'elle pourrait constituer une solide réserve de voix pour Christophe Castaner au second tour. 

Christophe Castaner, l'atout sécurité

Agé de 54 ans, l'ex-ministre de l'Intérieur, débarqué du gouvernement en juillet, a fait figure de favori naturel. Ce fidèle du chef de l'Etat avance avec l'étiquette de candidat de l'exécutif. "Il affiche un profil rassembleur", selon un député qui s'est confié à l'AFP.
Sa campagne se veut discrète mais il "ratisse" méthodiquement, assure son entourage. Il propose un ticket avec Marie Lebec (Yvelines), qui était la première vice-présidente de Gilles Le Gendre.
Député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence sous la précédente mandature, Christophe Castaner n'a jamais siégé au groupe LREM.  Dès 2017, il cumule les fonctions de secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, et porte-parole du gouvernement, avant de prendre la tête du parti LREM en novembre 2017 puis de rejoindre la place Beauvau en octobre 2018. Il doit affronter la crise des "gilets jaunes" et les critiques sur sa gestion controversée de l'ordre public.

Aurore Bergé, en mode combat

C'est l'autre femme de la course. L'élue des Yvelines, 33 ans, est créditée en interne d'une campagne dynamique voire "offensive". Critique à l'égard du président sortant Gilles Le Gendre, cette ancienne juppéiste est réputée proche de l'ex-Premier ministre Edouard Philippe .
Sa réputation "clivante", son parcours d'ex-militante ancrée à droite sont ses limites dans un groupe qui penche au centre-gauche. Mais la députée, qui s'est bâtie une notoriété médiatique et espérait hériter de l'Audiovisuel dans le gouvernement Castex, peut aussi compter sur le désir de féminisation de la fonction. 

François de Rugy remet le couvert

C'est le retour des ambitions pour le député de Loire-Atlantique, passé auparavant par EELV,  qui a débuté la mandature dans le costume de président de l'Assemblée, avant de décrocher le ministère de la Transition écologique et solidaire en septembre 2018. Il est cependant rattrapé par une polémique sur l'organisation de dîners alors qu'il occupait l'hôtel de Lassay, la résidence du président de l'Assemblée. En juillet 2019, il est contraint à la démission.
 
Parti le premier, dès la mi-juillet (moins de 24 heures, après l'annonce de démission de Gilles Le Gendre) dans la course à la présidence, le score de François de Rugy, 46 ans, reste l'une des inconnues du scrutin.

Patrice Anato et les territoires

 Né à Lomé (Togo), il y a 44 ans, ce consultant a rejoint En Marche en 2016 avant d'être élu député de Seine-Saint-Denis en juin 2017. Ce membre de la commission des Affaires économiques plaide pour "une nouvelle gouvernance du groupe" et propose notamment la création d'une vice-présidence aux territoires.

et Rémy Rebeyrotte anciennement PS

Le député de Saône-et-Loire, maire d'Autun pendant 16 années, a quitté le Parti socialiste en 2012. En 2017, sous l'investiture de LREM, cet ex-professeur d'économie fait son entrée au Palais Bourbon. A 54 ans, il est notamment membre de la commission des Lois et secrétaire au bureau de l'Assemblée. En septembre 2018, il s'était déjà porté candidat à la présidence du groupe.

La réponse le 11 septembre

On en saura plus à l'issue de l''élection se déroulera par voie électronique les 10 et 11 septembre, à l'occasion des journées parlementaires, organisées à Amiens (Somme), ville native du président de la République et de son mouvement En marche.
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