Montpellier : une marche pour dénoncer les violences policières et l'usage du LBD

Ces personnes brandissent une banderole, avec les photos de plusieurs manifestants, qui auraient été blessées lors de précédents rassemblements de gilets jaunes. / © C. Agullo / FTV
Ces personnes brandissent une banderole, avec les photos de plusieurs manifestants, qui auraient été blessées lors de précédents rassemblements de gilets jaunes. / © C. Agullo / FTV

A Montpellier, des centaines de manifestants, venus de toute la France, se sont réunis sur la place de la Comédie aux alentours de 14 heures pour rendre hommage aux gilets jaunes blessés lors de précédents rassemblements en France et donc, pour dénoncer les violences policières.

Par Olivia Boisson

Montpellier, capitale des "mutilés" en ce dimanche 12 janvier 2020. Le rendez-vous était donné à 14 heures, place de la Comédie.

Des centaines de personnes se sont réunies à l’occasion de la 4ème marche en hommage aux "blessés et mutilés". Parmi eux, une dizaine de gilets jaunes, eux-mêmes blessés, étaient présents pour dénoncer les violences policières et réclamer l’interdiction du LBD et autres armes non-létales utilisées par les forces de l’ordre.

A Montpellier, les photos de la marche en "hommage aux blessés et mutilés" lors de rassemblements de gilets jaunes

La volonté d'être reconnus comme étant des victimes

Ce matin, a eu lieu une conférence de presse, organisée par plusieurs gilets jaunes qui se qualifient de "mutilés". Laurent Thinès, un neurochirurgien du CHU de Besançon, était également présent. Pour ce dernier, les blessures recensées lors des rassemblements de gilets jaunes sont comparables à des mutilations de guerre.

Je suis là pour dire que tous les soignants français sont contre l'usage de ces armes.

"C'est indigne", ajoute le neurochirurgien. "Pourquoi les policiers font-ils ça ? Il faut leur retirer ces armes de guerre et il n'y aura plus de blessés dans les rues de France !"

Le reportage complet de Caroline Agullo et Isabelle Bris :

Selon Sebastian Roché, politologue français spécialisé en criminologie, il y aurait eu plus de blessés par la police en dix-huit mois qu'en vingt ans.

Les personnes touchées veulent être reconnues comme étant des victimes afin d'obtenir des aides, dont une, psychologique. Leur volonté : que l’Etat prenne ses responsabilités.

Selon nos journalistes, présentes lors de la conférence de presse, les gilets jaunes concernés n’en veulent pas aux forces de l’ordre présentes sur le terrain "mais à ceux qui donnent des ordres."

"Pour moi, ce ne sont pas des bavures", confie l'un des manifestants. 

C'est la conséquence directe d'une politique de répression qui, malheureusement, est utilisée en France. Comment se fait-il que dans d'autres pays d'Europe, on arrive à cadrer les manifestations sans ces armes ?

Il y a quelques jours, nos journalistes rencontraient des gilets jaunes blessés lors de manifestations. Ils nous expliquent leurs vies, après ces incidents. Voici le reportage de Clément Barbet, Enrique Garibaldi, Florence Paul-Pasquier et Philippe Sportiche.




 

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