Montpellier : la nouvelle réforme du baccalauréat inquiète les élèves et les professeurs

La nouvelle réforme du baccalauréat est mise en application dès cette année pour les élèves de première. Elle consiste à diviser en deux les épreuves du bac, une partie en contrôle continu et l’autre en examen final. Cette réforme est encore floue pour les professeurs et élèves de Montpellier.

La rectrice de l'Académie de Montpellier, Béatrice Gille est venue expliquer aux élèves de première de Bédarieux la nouvelle réforme du baccalauréat 2021 - 8 janvier 2020
La rectrice de l'Académie de Montpellier, Béatrice Gille est venue expliquer aux élèves de première de Bédarieux la nouvelle réforme du baccalauréat 2021 - 8 janvier 2020 © C.Métairon / FTV
Pour les élèves de première du lycée Ferdinand Fabre à Bedarieux, les vacances de Noël ont été très studieuses car le baccalauréat 2020 est déjà là. 
En effet à partir du 20 janvier commencent les premières épreuves de contrôle continu.
 

Je suis assez sereine, nous sommes bien encadrés, et puis on a eu la chance d’avoir des épreuves blanches avant les vacances de Noël, on a vu la difficulté à quoi on devait d’attendre.
- Lise, élève en première 

L’année dernière ce n’était pas du tout comme ça, c’était on passe le bac de Français en première et on les autres matières à la fin de la terminale. Là ça disperse tout et cela nous permet d’avoir plus de temps pour préparer chaque épreuve.
-Lucas, élève en première
 

Un baccalauréat en deux parties 


Car cette année entre en vigueur la nouvelle réforme du baccalauréat. Elle consiste à diviser en deux l’examen. Une partie se fera sous forme de contrôle final et représentera 60% de la note du baccalauréat. Chaque lycéen présente une épreuve anticipée écrite et orale de français en fin de première. En classe de terminale, il présente quatre épreuves finales. Deux épreuves écrites sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat. Une épreuve écrite de philosophie ainsi qu’un oral d'une durée de 20 minutes.

Le contrôle continu repose sur des épreuves communes organisées au cours des années de première et de terminale. Ces épreuves communes ont lieu aux 2e et 3e trimestres de l'année de première, puis au 3e trimestre de l'année de terminale. 

Alors pour aider les élèves à y voir plus clair dans cette réforme, la rectrice de l’académie de Montpellier s’est rendue sur place. L’objectif, expliquer la reforme voulu par le ministre de l'éducation nationale.

Nous étions sur un système qui date de plusieurs dizaines d’années et que les études supérieures ont également changé et nous avons beaucoup plus d’élèves qui poursuivent des études supérieures, et un taux d’échec en licence très important.
- Béatrice Gille, rectrice de la region académique Occitanie


Les professeurs inquiets 



Du côté du syndicat d'enseignants snes-fsu, réunis place de la comédie, le son de cloche est tout autre, il souligne l'impréparation de la réforme.

C’est le flou artistique à la fois sur le fond et à la fois sur la forme, on n’y comprend rien.
- Véronique Negret, syndicat SNES

On rejoint les associations des parents d’élèves qui demandent d’annuler les épreuves de contrôle continu prévues en janvier.
- Françoise Sarda, syndicat SNES


Les épreuves de contrôle continu dite e3c représenteront 30% de la note du baccalauréat nouvelle formule. Les bulletins scolaires sont pris en compte pour une part limitée (10%) de la note finale afin de valoriser la régularité du travail de l'élève.

Le reportage de Stéphane Taponier et Cédric Métairon.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
éducation société jeunesse famille politique bac université