Montpellier : le tatouage comme remède après un cancer du sein ou de graves brûlures

A Montpellier, une tatoueuse spécialisée en dermopigmentation aide les femmes à se reconstruire après une maladie. Elle leur propose de se faire tatouer des aréoles mammaires de façon permanente.
Angélique se fait tatouer une aréole - Montpellier - Février 2019
Angélique se fait tatouer une aréole - Montpellier - Février 2019 © France 3 LR - C.Plichart
Retrouver sa féminité après un cancer du sein ou de graves brûlures, de nombreuses femmes en France sont confrontées à ce problème.

A Montpellier, Valérie Fernandez, une experte en dermopigmentation propose à ses clientes de tatouer, de façon permanente, des aréoles mammaires. Une technique moins agressive que la chirurgie et qui est très peu pratiquée en Europe, surtout lorsqu’il s’agit de tatouage permanent.
 

Aider les femmes à retrouver leur féminité 


Angélique a été victime d’un accident domestique à l’âge de 5 ans, elle a été gravement brûlée sur toute la partie haute du corps, au niveau de sa poitrine.
Opérée à plusieurs reprises tout au long de sa jeunesse, aujourd’hui elle a décidé de renouer avec les hôpitaux, mais cette fois-ci pour remodeler sa poitrine. Elle a choisi de se faire tatouer de façon permanente des mamelons.

C’est en rencontrant différents spécialistes et différents chirurgiens qui m’ont parlé de ces aréoles à tatouer, parce que j’étais vraiment dans la reconstruction même du mamelon. Et au final l’aréole en tatouage est nettement moins invasif, beaucoup plus naturel et semble aussi mieux me convenir.
 

Tatouages permanents


Valérie Fernandez est tatoueuse et experte en dermopigmentation. Aujourd’hui, plus de la moitié de ses clientes sont des femmes en quête de féminité après une maladie. Elle doit alors faire preuve de psychologie face à des patientes en pleine reconstruction. Très à l'écoute, elle s'adapte à chaque demande, à chaque histoire.

Là nous avons parlé du beige, du marron très doux avec du rosé, qui ne se voit pas trop non plus, qu’il soit à la bonne dimension.


Valérie utilise des pigments naturels pour effectuer les tatouages, et procède systématiquement à un test pour éviter toute réaction allergique. Le tatouage qu’aura Angélique ne nécessitera aucune retouche, il s’agit d’un acte définitif.


Ce n’est pas un tatouage qui va symboliser quelque chose, il va représenter quelque chose que l’on n’a plus, donc c’est très important qu’il soit permanent.


Ces tatouages ne sont qu’en partie remboursés par la sécurité sociale, à hauteur de 200 euros par mamelon.

Le reportage de Cybèle Plichart, Valérie Banabera et Elvira Diaz 
 
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