“Nous sommes le cri de celles qui n'ont plus de voix” : Montpellier marche contre les violences sexistes et sexuelles

Beaucoup de monde place de l'Europe à Montpellier, samedi 23 novembre, pour la marche organisée contre les violences sexistes et sexuelles / © Chloé Fabre : FTV
Beaucoup de monde place de l'Europe à Montpellier, samedi 23 novembre, pour la marche organisée contre les violences sexistes et sexuelles / © Chloé Fabre : FTV

1600 personnes ont marché depuis la place de l'Europe à Montpellier pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles dans le cadre d'un appel national. Depuis le début de l'année, 137 femmes sont mortes sous les coups d'un homme. 

Par Emma Derome

Des manifestations étaient organisées dans de nombreuses villes de France ce samedi 23 novembre à l'appel du collectif #Noustoutes contre les violences faites aux femmes et les féminicides.

À l'avant veille du 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 1600 personnes ont défilé à Montpellier, selon la préfecture, au départ de la place de l'Europe, à partir de 14 heures. 
 


Dès midi, les manifestant(e)s étaient rassemblé(e)s sur la place pour un pique-nique et des prises de parole des associations participantes. Sur la pelouse, une performance artistique attire l'oeil : des femmes sont allongées, nues, à moitié cachées sous des sacs poubelle, couvertes de messages de conjoints violents.

"Si tu me trompes, je te saigne, si tu me quittes, je te tues"

On pouvait notamment lire sur le dos de l'une d'entre-elles : "Si tu me trompes, je te saigne, si tu me quittes, je te tues". Sur ces sacs poubelle étaient plantés 137 couteaux pour symboliser le traitement judiciaire et étatique des féminicides.
 


Dans le cortège, de nombreuses pancartes interpellent, revendiquent. "Nous sommes le cri de celles qui n'ont plus de voix", était l'un des slogans brandi cet après-midi. Certaines rendent hommage, aussi, aux 137 femmes tuées par des hommes depuis le début de l'année, en brandissant simplement le nom des victimes sur des pancartes... en forme de pierres tombales.

 

"Pas une de plus"


Les manifestant(e)s ont exigé de réelles mesures de la part du gouvernement, deux jours avant la fin du Grenelle lancé par Marlène Schiappa contre ce fléau. 
 

 

Sur le même sujet

Les + Lus