Précarité : ils sautent des repas faute d'argent, 500 étudiants font la queue pour récupérer des paniers alimentaires

À Montpellier, l'association étudiante Cop1 fête son premier anniversaire. Ancrée dans différentes villes de France, elle organisait ce samedi 13 janvier la distribution de 500 paniers alimentaires pour les étudiants.

Rue du Petit Scel à Montpellier, une file d'attente composée exclusivement d'étudiants ne cesse de s'allonger. 

Et pour cause, l'association Cop1 qui lutte contre la précarité étudiante organise une grande distribution de paniers alimentaires pour fêter son premier anniversaire.

500 paniers 

Tous les samedis, l'association étudiante distribue des centaines de panier-repas pour ces jeunes en situation de précarité alimentaire. Et cette semaine, les bénévoles comptabilisent plus de 500 inscrits.

Un chiffre conséquent auquel la directrice de Cop1 ne peut s'empêcher de réagir.

Ça m'attriste beaucoup. C'est alarmant d'en arriver là et que ce soit nous, en tant qu'étudiants qui devions essayer de régler ce problème.

Laura Labalette - directrice Cop1 Montpellier

D'autant que selon une étude menée par Cop1 en partenariat avec l'Ipsos, "84 % des étudiants montpelliérains sauteraient des repas par manque d'argent".

60 et 70 euros

Cop1 délivre entre 8 et 10 kilos de denrées alimentaires par personne, un panier qui a une valeur comprise entre 60 et 70 euros.

Les étudiants peuvent choisir entre différents produits : des pâtes, des conserves, des produits d'hygiène, des fruits et des légumes et parfois même des plats préparés.

"On galère un peu"

Du côté des étudiants, c'est une aide qui est bienvenue. "Je n'ai pas encore trouvé de travail en parallèle de mes études alors avec l'inflation les prix sont chers", reconnaît l'une d'entre eux, étudiante en master de management.

C'est choquant de voir ce nombre de personnes qui attend.

Samuel Dijoux - étudiant en Lettres

Mahé Vergnole, étudiant en STAPS, ajoute "on galère un peu pour s'acheter à manger alors ces paniers ça nous aide, en plus le potimarron je n’ai pas l'habitude d'en acheter et là je vais pouvoir faire de la soupe".

Écrit avec Stéphane Taponnier.