Procès Laporte/Altrad : la ligue nationale de rugby se constitue partie civile

Mohed Altrad, président du club de rugby de Montpellier et Bernard Laporte, président de la FFR depuis 2016, seront jugés à partir du 7 septembre pour des soupçons de favoritisme autour du sponsoring du XV de France. Afin de pouvoir accéder au dossier et participer aux débats, la Fédération française de Rugby s'est constituée partie civile.

La Ligue nationale de rugby a décidé de se constituer partie civile au procès du président de la Fédération française (FFR) Bernard Laporte et de l'homme d'affaires Mohed Altrad, jugés à partir du 7 septembre pour des soupçons de favoritisme autour du sponsoring du XV de France, a-t-on appris mercredi 31 août auprès de la LNR.

Cette procédure permet notamment à la Ligue d'avoir accès au dossier et de participer aux débats, qui auront lieu jusqu'au 22 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris.

Au terme d'une enquête du parquet national financier (PNF), MM. Laporte et Altrad ont été renvoyés devant la justice notamment pour trafic d'influence, corruption et abus de biens sociaux, pour des faits allégués allant de 2016 à 2021.

Le N.2 de la FFR, Serge Simon, sera également jugé devant le tribunal correctionnel pour prise illégale d'intérêt.

Laporte et Altrad contestent les accusations

Bernard Laporte, président de la FFR depuis 2016, est soupçonné d'avoir usé, essentiellement entre 2016 et 2018, de son influence en faveur de Mohed Altrad, grand argentier du rugby, sponsor du maillot du XV de France et propriétaire du club de Montpellier (Top 14).

L'enquête du PNF avait été ouverte en 2017 pour examiner notamment les liens entre les deux hommes, qui contestent les accusations.

Claude Atcher, qui a été mis à pied lundi à titre conservatoire de son poste de directeur général de la Coupe du monde de rugby 2023, ainsi que son associé au sein de sa société Score XV, Benoît Rover, seront également jugés pour recel d'abus de confiance, abus de biens sociaux et travail dissimulé par dissimulation d'activité.

La justice soupçonne Atcher d'avoir notamment bénéficié, entre 2017 et 2018 via des prestations inexistantes payées à sa société Score XV, d'environ 80.000 euros que Laporte aurait détournés au préjudice de la FFR.

L'ex-patron de France-2023 a été écarté à la suite d'une décision conjointe du ministère des Sports, de la FFR et du Comité olympique français (CNOSF), en raison "de pratiques managériales alarmantes". Elle doit encore être entérinée vendredi par un conseil d'administration exceptionnel du GIP (Groupement d'intérêt public) France-2023.

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