A quoi sert le Pacte de Milan à Montpellier ?

Le maire de Ouagadougou (Burkina Faso) Armand Bedouinde et Ramon Ravier Mestre, maire de Cordoba (Argentine) à la tribune du Pacte de Milan, à Montpellier le 8 octobre 2019. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Le maire de Ouagadougou (Burkina Faso) Armand Bedouinde et Ramon Ravier Mestre, maire de Cordoba (Argentine) à la tribune du Pacte de Milan, à Montpellier le 8 octobre 2019. / © IP3 PRESS/MAXPPP

Le sommet des maires du Pacte de Milan débute mardi 8 octobre à Montpellier. 67 élus locaux venus du monde entier échangent autour du thème de l’alimentation durable. Des associations dénoncent une vaste opération de communication de la ville.

Par J. P.

L’objectif affiché est d’identifier des solutions locales pour réinventer une alimentation saine, durable et équitable.

Les élus locaux et chercheurs, venus de tous les continents, ont deux jours pour échanger et apporter des témoignages d’expériences locales. Ils parlent d'agriculture, de biodiversité, de recyclage, et tentent de fixer des objectifs à respecter.


Une ville à la pointe de l'agroécologie

Après Milan, Rome, Valence et Tel Aviv, la ville de Montpellier s’est portée volontaire pour accueillir le Pacte de Milan.

Plusieurs arguments ont été avancés pour appuyer sa candidature. D'abord, elle fait partie des tous premiers signataires du pacte en 2015. Mais elle est aussi particulièrement bien placée pour accueillir ce sommet, puisqu'elle dispose d'un vivier de 3 000 chercheurs en agronomie, sans doute l’un des plus performants d’Europe dans ce domaine.
 

C’est la première fois que Montpellier accueille un sommet de cette envergure au niveau international - Philippe Saurel, maire de Montpellier, lors du discours d'ouverture
 

Seulement 67 élus locaux présents

L'efficacité de ce sommet reste à démontrer. Sur les 200 maires attendus, seulement 67 élus locaux sont venus à Montpellier dont 20 maires. 30 capitales sont représentées.
 
Montréal, par exemple, a délégué Anne-Marie Aubert, coordinatrice.


"Nous exigeons plus et plus vite !"

Les collectifs Extinction Rebellion et Action non-violente COP21 ont perturbé les premières tables rondes, lundi, pour dénoncer la lenteur des politiques face à l’urgence climatique.

Notre détermination n’oscillera pas d’un pouce tant qu’un véritable changement ne sera pas mis en œuvre, à la mesure des urgences climatiques et sociales qui se profilent dès aujourd’hui et dans les années à venir : nous exigeons plus et plus vite ! - Extinction Rebellion Montpellier


Un slogan qui en dit long était inscrit sur leurs banderoles : "On a pas mille ans". Les deux collectifs tenaient notamment à soutenir Mathieu, un maraîcher bio venu exposer les conditions alarmantes dans lesquelles lui et ses confrères se trouvent face au dérèglement climatique. 

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