SDF étrangers "pas les bienvenus" : "racisme", "Darmanisation", la polémique enfle après le tweet choc du préfet de l'Hérault

Un tweet posté puis retiré des réseaux sociaux sur le compte officiel du préfet de l'Hérault, stigmatisant les SDF algériens et marocains provoque de plus en plus de réactions sur la toile et dans la classe politique.

Il est surnommé le préfet bulldozer. Pour ses méthodes qualifiées de brutales par les associations humanitaires et pour ses propos et ses prises de positions souvent provocateurs. Comme ce tweet posté jeudi 29 septembre. Hugues Moutouh, qui a fait de la sécurité et de la lutte contre la délinquance ses priorités a posté un tweet stigmatisant les SDF algériens et marocains comme étant majoritaires chez les délinquants.

Nathalie Oziol, députée de la Nupes de la 2ème circonscription de l'Hérault réagit en dénonçant une "Darmanisation" du préfet.

"Certes, celui-ci a supprimé son tweet, mais pour rappel Hugues Moutouh est celui qui veut envoyer des Golgoths faire la guerre aux délinquants et aux étrangers. Ce ne sont ni des propos, ni des actes qu'on attend d'un préfet", ajoute l'élue en référence à d'autres prises de position en août dernier suite à l'arrivée de renforts policiers.

Pour Emmanuelle Ménard,  "ce tweet du préfet reflète ce que constate l'immense majorité des gens", souligne la députée de la 6e circonscription de l'Hérault, proche du parti de Marine Le Pen.

L'insulte à Montpellier

Les jeunes socialistes réagissent également. "Non seulement notre préfet ne cache plus son racisme mais surtout, c'est tout Montpellier, riche de son multiculturalisme, qu'il insulte".

Dans une interview à France 3 Occitanie le 28 Août 2022, Hugues Moutouh avait déclaré : "nous avons un problème dans le département de l’Hérault avec la délinquance étrangère. Au mois de juillet, sur la circonscription de Montpellier, 48 % des gardés à vue étaient de nationalité étrangère". 

Immigration et délinquance

Le plus haut représentant de l'Etat dans le département n'avait alors pas craint d'être taxé de raciste. 

"Il y a des faits d’un côté. Chiffrés. Etablis. On s’aperçoit, en observant les chiffres de la délinquance que nous avons une part de plus en plus significative d’étrangers dans les personnes qui sont interpellées et placées en garde à vue. Mais ce n’est pas parce qu’on a beaucoup d’étrangers placés en garde à vue et qui commettent des infractions qu’immigration égale délinquance".

A nouveau sollicité pour le tweet posté puis retiré il n'a souhaité faire cette fois "aucun commentaire"