Mort d'un homme au commissariat de Béziers : une autopsie réalisée, pas de précisions à ce stade sur les causes du décès

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Écrit par Sandrine Navas
C'est après avoir voulu contrôler l'homme alors qu'il circulait à pieds à l'angle de l'avenue du 22 août et de la rue Sébastopol que les policiers municipaux de Béziers ont décidé de l'interpeller.
C'est après avoir voulu contrôler l'homme alors qu'il circulait à pieds à l'angle de l'avenue du 22 août et de la rue Sébastopol que les policiers municipaux de Béziers ont décidé de l'interpeller. © Capture Google street view

Un homme de 33 ans est mort mercredi soir au commissariat de Béziers dans l'Hérault. Il venait d'être interpellé sur la voie publique pour non respect des règles du confinement, du couvre-feu, et dégradation d'un véhicule.

Un homme est mort ce mercredi 8 avril au commissariat de Béziers dans l'Hérault vers 23h30 après une tentatative de réanimation des médecins du SMUR. 

L'individu âgé de 33 ans avait été contrôlé une heure plus tôt sur la voie publique par la police municipale de Béziers pour non respect des règles et de la procédure de confinement et du couvre-feu ordonné par le préfet de l'Hérault. 

Vendredi 10 avril, deux médecins légistes de l'institut médico-légal de Montpellier ont procédé à l'autopsie du corps. Selon le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, "les médecins légistes ont pu constater l'absence de plaie, l'absence d'hémorragie interne ainsi que l'absence de fracture osseuse, notamment crânienne".

Il ajoute "qu'aucune des constatations effectuées sur le corps ne permet d'expliquer de manière évidente la ou les causes du décès", à ce stade. Des examens approfondis des organes et des expertises toxicologiques ont été réalisés. Les résultats ne seront pas connus avant la semaine prochaine.
 
"Les médecins ont retrouvé, dissimulés dans une poche interne du slip du défunt, quatre petits pochons d'un total de moins de 2 grammes contenant une poudre blanche qui va faire l'objet d'analyses", précise le procureur. 
 

Interpellation musclée 

Selon les premiers éléments de l'enquête, une patrouille composée de trois policiers de la police municipale de Béziers a décidé de contrôler un individu se déplaçant à pieds afin de vérifier s'il pouvait justifier de sa présence en dehors de son domicile. L'homme étant visiblement alcoolisé,  les policiers municipaux parvenaient difficilement à le menotter puis à le faire entrer à l'arrière de leur véhicule en le maintenant sur le ventre.

Un policier municipal se serait alors assis sur les fesses de l'individu encore très excité dans le but de le maintenir jusqu'à sa conduite au commissariat de police de Béziers se trouvant à quelques centaines de mètres du lieu d'interpellation., explique le Procureur de la République de Béziers.
 

Décédé à son arrivée au commissariat 

À son arrivée au commissariat de police de Béziers, l'homme de 33 ans était inconscient.  Il est décédé rapidement sur place malgré les tentatives de réanimation des policiers puis des secours. Cette mort provoque de nombreuses réactions, voici celle du journaliste David Dufresne parti en guerre contre les dérives policières.
 
Une enquête a été ouverte du chef d'homicide involontaire. L'homme était père de trois enfants et défavorablement connu des services de la justice. 
 

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