Grève contre la réforme des retraites : qui a mis le feu près du dépôt pétrolier de Frontignan, manifestants et police s’accusent mutuellement

Près de 300 manifestants opposés à la réforme des retraites bloquent actuellement le rond point d'accès au dépôt pétrolier de Frontignan, dans l'Hérault. Selon plusieurs témoins, une grenade lacrymogène lancée par les forces de l'ordre a déclenché un incendie près de l'Ehpad les Muscates. Les pompiers sont en train d'intervenir sur place.

Le feu a pris dans la pinède, en bord de route, non loin de l'Ehpad des Muscates, non loin du dépôt de carburants, à Frontignan, dans l'Hérault, ce mardi 28 mars en début d'après-midi. 

Selon des membres de la CGT mais aussi de la ligue des droits de l'homme, qui sont en train de manifester sur place contre la réforme des retraites, c'est une grenade lacrymogène, tirée par les forces de l'ordre sur les manifestants, qui a déclenché cet incendie.

Plusieurs camions de pompiers sont intervenus sur place pour éteindre ce feu de végétation, survenu en bordure de la RD600.

A l'EHPAD des Muscates, que France 3 Occitanie a joint par téléphone, les salariés ont dû regrouper plusieurs dizaines de résidents dans une pièce pour les protéger et les rassurer.

L'incendie a été maitrisé et, pour l'heure, aucune habitation n'a dû être évacuée.

En attendant, le rond point Salvador Allende entre Frontignan et Sète est complétement bloqué par la manifestation depuis le début d'après midi. Des bouchons se sont formés sur place. La circulation sur la RD600 est coupée dans le sens nord-sud.

Sylvain Carrière, député LFI de la huitième circonscription de l'Hérault, s'insurge dans un tweet où il a repris une vidéo de l'incendie et dénonce : "A l'heure de la grande sécheresse et à quelques mètres d'un dépôt pétrolier à Frontignan, la Police, sous les ordres de Darmanin se permet d'incendier notre garrigue " : 

Le préfet de l'Hérault accuse les manifestants

Hugues Moutouh, le préfet de l'Hérault, a immédiatement renvoyé la grenade dans le camp des manifestants, également sur Twitter. 

Arguant que des fumigènes ont été retrouvés à proximité immédiate de l'incendie, il "condamne fermement cet acte irresponsable de manifestants." 

Le préfet, précisant qu'une "plainte va être déposée", fait la leçon au passage à Syvain Carrière qui selon lui "fait écho à de fausses informations" :

Des propos démentis par Arnaud Jean, secrétaire de l'union locale CGT Sète Bassin de Thau, qui se trouve sur place : " Ce sont des mensonges ! Nous avons plusieurs vidéos de manifestants et membres de la ligue des droits de l'homme qui prouvent que ce sont bien les forces de l'ordre qui ont mis le feu en nous tirant des grenades lacrymo dessus ! D'ailleurs, après, ils se sont calmés et ils ont cessé de nous arroser de gaz".

Sébastien Rome, député LFI de l'Hérault, s'est également rendu sur place à Frontignan pour soutenir les manifestants.

L'élu reconnait que les circonstances de l'incendie ne sont pas claires, sur tweeter, mais qu'un départ de feu a bien été déclenché par un tir de lacrymogène, feu qu'il affirme avoir éteint lui même :  

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