Sète : un équipage 100% féminin au départ des 24h de l'étang de Thau

Un équipage 100% féminin sera au départ des 24h de l'étang de Thau - mai 2018 / © France 3 LR / Juliette Mörch
Un équipage 100% féminin sera au départ des 24h de l'étang de Thau - mai 2018 / © France 3 LR / Juliette Mörch

Le week-end de la Pentecôte, une cinquantaine de bateaux prendront le départ des 24 heures de l’étang de Thau. Une course bien connue dans la région, puisque c’est la 54 ème édition. Et à bord d'un des grands voiliers, un équipage 100% féminin. Reportage.

Par JM avec I.Bris

« Les femmes sont sous représentées et marginalisées dans le monde de la voile. » Un monde essentiellement d’hommes pour Marine Gatineau. C’est pourquoi il y a neuf mois, cette jeune femme d'origine bretonne a décidé de créer des voiles et des femmes, un équipage exclusivement  féminin, qui participera ce week-end aux 24h de l’étang de Thau.

"Notre équipage féminin sera la preuve que les femmes ont toutes leur place dans le milieu nautique et qu'il est grand temps de leur en faciliter l'accès."

L’objectif principal est de permettre à toutes les femmes qui le souhaitent d’apprendre et de participer à des régates. Le but, les aider à prendre confiance en elle.

Le reportage d'Isabelle Bris et Juliette Mörch
 

Sète : des équipages 100% féminins au départ des 24h de l'étang de Thau
Le week-end de la Pentecôte, une cinquante de bateaux seront au départ des 24 heures de l’étang de Thau. Une course bien connue dans la région, puisque c’est la 54 ème édition. Et parmi ces équipages, trois sont 100% féminin. Reportage. - France 3 LR - Isabelle Bris et Juliette Mörch

La difficulté de se faire une place dans un milieu masculin


Au départ de cette aventure, un constat : en Méditerranée, les femmes ont bien du mal à embarquer.  Marine Gatineau l'a vécu quand elle a voulu s'entraîner avant de pouvoir passer son diplôme de skipper professionnel.

Il y avait plusieurs raisons, leur femme ne voulait pas, où même eux ne voulaient pas. Ils voulaient rester entre hommes, sinon il fallait que je paye et je n’avais pas l’argent qu’ils demandaient.



En général, les femmes capitaines sont rares en Méditerranée. Et si certaines d’entre elles ont eu du mal à s’y mettre c’est parce qu’au départ, elles manquaient de confiance face aux hommes, c’est le cas d’Aurélie :

J'osais pas, je me disais " je sais pas faire", et là le fait qu'il y ait un équipage 100% féminin, on est un peu décomplexées, on se dit c'est possible alors j'y vais.

 Aujourd’hui, les choses commencent à changer : elles sont désormais 28 à faire partie de cet équipage associatif et s'entraînent à tour de rôle à bord du Black-belt, le voilier qui sera au départ des 24 heures de Thau.

Sur le même sujet

Montpellier Danse : Valérie Leroux, créatrice sonore

Les + Lus