Sète : le service ophtalmologique soigne la vue des patients atteints de DMLA

Publié le
Écrit par Lauriane Nembrot
Centre hospitalier universitaire de Sète (Hérault)
Centre hospitalier universitaire de Sète (Hérault) © FTV

Chaque année, des centaines de patients atteints de cette maladie dégénérative qui déforme la rétine sont soignés dans le service ophtalmologique de l’hôpital de Sète. Immersion aux côtés des médecins et des malades.

Lire un livre, regarder les informations à la télévision est parfois un calvaire pour toute personne atteinte de DMLA. La dégénérescence maculaire liée à l'âge est une maladie chronique qui s’attaque à la rétine et pénalise lourdement la vue. En France, cette pathologie concerne surtout les personnes âgées de plus de 50 ans.

La vision se trouble, tout paraît flou, et la seule façon d’y voir plus net est de subir des injections dans les yeux. Cette opération est fréquente au sein du service ophtalmologique de l’hôpital de Sète, dans l’Hérault. 

Des injections pour “faire remonter la vision”

Pour tenter de ralentir la progression de la maladie, les patients peuvent avoir recours à un traitement à base de génie génétique. Le produit, inoculé aux patients à l’aide de seringues, va empêcher la prolifération de néovaisseaux dans les yeux.  Ces néovaisseaux qui sont à l’origine même de la dégradation de la rétine. 

Après l’injection, “le néovaisseau disparaît, ou du moins, il se bouche”, explique le docteur Jean-Baptiste Guillaume, chef du service ophtalmologique du CHU de Sète. “Quand il se bouche, la rétine continue à travailler”, et le patient peut de nouveau voir convenablement. “Je n’aime pas du tout ce processus mais c’est plutôt efficace”, reconnaît une patiente atteinte de DMLA qui vient de subir une injection. 

On fait remonter la vision

Jean-Baptiste Guillaume

“La macula, ça ne se guérit pas”

Malgré le succès de ces injections, à ce jour, aucun traitement ne peut permettre de soigner complètement cette maladie.La macula, ça ne se guérit pas, lance un patient juste avant d’entrer au bloc opératoire.  Mais “ces opérations sont très importantes”, assure le chirurgien en charge des injections. “Sans ces injections, les patients ont une vision qui se dégrade" rappelle le docteur Guillaume. 

Ces injections sont étalées sur plusieurs mois. Des résultats probants sont souvent observés par les patients dès la première injection. Selon les autorités sanitaires, le risque de cécité concomitant à la DMLA est presque nul.

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