Cévennes : guérilla villageoise, le maire alerte !

Publié le Mis à jour le
Écrit par Fabrice DUBAULT

Rififi à Saint-Andéol-de-Clerguemort en Lozère, les plaintes et actions en justice entre riverains se multiplient

On est bien loin du calme habituel de cette bourgade cévenole de 94 âmes. Depuis plusieurs mois, un conflit envenime les rapports entre les habitants et une famille. L'affaire débute en janvier 2011, avec une partie de chasse qui dérape. S'en suivent, plaintes sur plaintes. Le maire de la commune vient de solliciter l'intervention du sous-préfet.

C'est le quotidien "Aujourd'hui en France", dans son édition de dimanche qui a mis l'affaire à la une.

Lors d'une partie de chasse, en janvier, un chasseur a abattu une jument.

Le propriétaire de l'animal a porté plainte et la SPA et la Fondation Bardot se sont constituées parties civiles.

Selon un habitant, les chasseurs auraient mis le feu aux poudres en refusant de s'excuser, en envoyant une lettre où ils traitent le propriétaire de la jument, d'ayatollah, sachant qu'il est maghrébin. De plus, le chasseur dit avoir confondu à 10 mètres la jument avec un sanglier.

Il se trouve que le fermier, cible des attaques et propriétaire de la jument s'est présenté aux dernières élections municipales contre l'équipe actuelle. Installé depuis 10 ans dans le village, Djal pense que tout vient de là.

Des brebis et des agneaux auraient également été égorgés par des chiens des chasseurs.

Le fermier dit être victime de racisme de la part de certains villageois et des chasseurs.

Le maire a lui-même porté plainte contre le fermier pour harcèlement et diffamtion. Il a par ailleurs, signalé aux autorités que l'homme paradait armé d'un fusil dans le hameau.

Certains riverains, plus radicaux, réclament le départ du fermier pour la paix du village.

Le maire de la commune a demandé en fin de semaine dernière, l'intervention rapide du sous-préfet pour tenter d'apaiser les esprits et surtout selon lui, éviter un drame.

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