INFOGRAPHIE. Suivi de l'épidémie de coronavirus en Occitanie : 5 morts en 24h, toujours 495 personnes à l'hôpital

Tous les indicateurs semblent indiquer que l'épidémie de coronavirus en Occitanie s'étiole au fil des jours. Depuis le 6 avril, le nombre d'hospitalisations baisse, ainsi que le nombre de malades dans les services de réanimation. Etat des lieux jour par jour en quelques chiffres.

Organisation au service de réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse le 2 avril 2020 en pleine crise sanitaire d'épidémie du coronavirus.
Organisation au service de réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse le 2 avril 2020 en pleine crise sanitaire d'épidémie du coronavirus. © J-P Duntze/FTV
Chaque jour depuis le début de l'épidémie début mars, l'ARS (Agence régionale de la Santé) publie les chiffres de l'évolution sanitaire. Depuis le 6-7 avril où l'Occitanie a atteint son niveau le plus haut en nombre de personnes hospitalisées, la contamination ralentit jour après jour.
 

L'Occitanie relativement épargnée par le COVID-19

Le pic épidémique attendu en Occitanie n'est jamais arrivé. Les hôpitaux n'ont jamais été débordés car la propagation de l'épidémie a été progressive. Grâce au confinement, la vitesse de propagation du virus s'est ralentie. Après 5 semaines de confinement, les chiffres montrent que l'épidémie en Occitanie est de moins en moins virulente, même si chaque jour de nouveaux cas sont détectés. 


La situation épidémique dans chacun des départements est une donnée importante pour le déploiement du plan de déconfinement présenté par Edouard Philippe mardi 28 avril. En effet, il prévoit des mesures différentes selon les stades d'évolution du coronavirus.

En Occitanie, la Lozère, l'Ariège, le Tarn-et-Garonne et le Lot sont les départements où le virus est depuis le début le moins présent. On peut s'en rendre compte sur la carte ci-dessous.

L'épidémie a démarré plus tôt et plus fort par le pourtour méditerranéen

Les premiers cas avérés ont été détéctés dans l'Hérault, le Gard. Ont suivi l'Aude puis les Pyrénées-Orientales notamment avec un cluster qui s'est déclaré dans la communauté gitane de Perpignan. Plusieurs personnes sont décédées des conséquences de formes graves de la maladie.
L'épidémie a gagné petit à petit tous les départements de l'Occitanie. Aucun n'est totalement épargné. La Lozère a enregistré son premier décés ce 29 avril.

Moins d'hospitalisations au fil des jours et de nombreuses guérisons

L'épidémie en Occitanie a marqué un pallier autour des 5-7 avril. Depuis le 6 avril, la courbe des hospitalisations est décroissante. Elle affiche clairement une baisse quasi quotidienne du nombre des malades nécessitant une prise en charge dans l'un des services COVID.
 

A l'inverse, le nombre de retour à la maison est en constante augmentation. De nombreuses personnes sortent guéries de l'hôpital. Ce mercredi 6 mai, elles sont 495 sur les 7211 cas détectés en Occitanie. Il aura fallu attendre le 8 avril pour que le nombre de personnes hospitalisées et le nombre de personnes guéries soit équivalent. Soit 1010 personnes. Depuis, elles sont plus du double à avoir surmonté le virus. Avec des différences importantes selon les départements en raison de la quantité de personnes infectées.
 

L'Hérault et la Haute-Garonne cumulent un plus grand nombre de malades

La situation sanitaire à l'échelle de la région Ocitanie affiche une grande disparité selon les départements. Sans surprise, ce sont les départements les plus peuplés, et les villes où la densité de la population est la plus forte que le nombre de cas est le plus important. C'est dans les villes que les échanges sont les plus nombreux en raison de la présence d'aéroports internationaux notamment. On sait désormais que le virus s'est répandu entre les habitants mais des cas importés d'autres régions ou d'autres pays sont également arrivés dans les métropoles françaises.


Des gestes barrières et la distanciation sociale à pousuivre même après le 11 mai

Le gouvernement a annoncé une première phase dans le déconfinement dès le 11 mai. Les Français vont retrouver une certaine liberté. Des magasins vont rouvrir. Cependant, les épidémiologistes s'inquiètent d'une possible deuxième vague. Afin de limiter une nouvelle crise et de nouvelles restrictions des libertés, il est nécessaire de poursuivre nos efforts en maintenant les gestes barrières. Ils restent la meilleure façon de se protéger et d'endiguer l'épidémie.Un numéro de téléphone pour avoir plus d'information le 0 800 130 000.

 
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