Annulation des fêtes et festivals, les producteurs de bière mis sous pression par le coronavirus notamment dans le Lot

On pourrait parler d'une profession qui fonctionne à "fûts tendus". Les brasseurs d'Occitanie, notamment dans le Lot, se retrouvent dans une situation économique catastrophique. Avec l'annulation des festivals, des ferias et la fermeture des bars, ils ne vendent quasiment plus de bière. 
© Jean-Pierre Jauze/France TV
Au moins 10 millions de litres de bière vont être détruits en France, parce que non consommés à temps en raison du confinement. Avec la fermeture des bars, des salles de concerts, l'annulation des festivals, et des ferias cet été, les brasseurs sont en souffrance.  
Selon le syndicat professionnel Brasseurs de France, ce chiffre est l'un des enseignements tirés d'une consultation menée fin avril auprès de ses 300 adhérents, qui représentent 98% de la production française.
La destruction de cette bière aura aussi un coût non négligeable pour les entreprises selon le syndicat, qui en appelle aux pouvoirs publics. Parmi les nombreuses mesures demandées par les brasseurs, une aide à la "destruction des stocks de bière".  Dans le Lot l'un des 13 départements d'Occitanie, la brasserie Ratz tourne au ralenti. Si l'entreprise n'a pas cessé son activité malgré la crise du Coronavirus, elle a réduit ses effectifs. Voyez ce reportage d'Eric Marlot et Jean-Pierre Jauze, dans le Lot :
Annulation des fêtes et festivals, les producteurs de bière mis sous pression par le coronavirus notamment dans le Lot
Si ces 10 millions de litres semblent peu de choses au regard des 22,5 millions d'hectolitres produits pour 2020 (estimation), ils représentent plusieurs millions d'euros de pertes pour des brasseurs parfois fragiles financièrement. Si près d'une brasserie sur deux a bénéficié d'un prêt garanti par l'État, et une sur quatre du fonds de solidarité, la profession estime qu'un plan de relance fort doit accompagner la reprise" des cafés, hôtels et restaurants et du tourisme. Le syndicat professionnel "Brasseurs de France" réclame également une exonération des charges patronales et de production pour l'ensemble de la filière en 2020.
     
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