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Matthias Belmon demande pardon à sa mère pour la mort de sa soeur lors du premier jour de son procès à Cahors

Le Palais de justice de Cahors / © Eric Marlot / France 3 Midi-Pyrénées
Le Palais de justice de Cahors / © Eric Marlot / France 3 Midi-Pyrénées

A Cahors, le procès de Matthias Belmon, accusé d'avoir tué sa soeur Stefan, s'est ouvert, dans l'émotion et la cohue.

Par VH avec AFP

Matthias Belmon, architecte lotois, jugé à Cahors pour avoir étranglé son unique soeur avec laquelle il avait un différend sur la gestion d'une vigne reçue en héritage, a demandé "pardon" à leur mère, au premier jour de son procès pour "assassinat". L'homme, âgé de 38 ans, est apparu secoué de sanglots silencieux quand sa mère a été appelée à la barre, trois ans après le meurtre qu'il a lui-même désigné comme "l'acte effroyable", "insensé", "encore aujourd'hui en partie incompréhensible".

Le matin du 17 octobre 2011, le fils de 35 ans était allé annoncer son crime à sa mère, dans le village de Goujounac (180 habitants) où elle habitait à 500 mètres de chez lui. Elle était alors occupée à cuisiner des confitures avec une employée de maison. "Il était glacial, un peu comme un automate", a relaté Françoise Belmon, parfois interrompue par les larmes. "Il m'a dit qu'il avait tué sa soeur (de 31 ans, ndlr), qu'il était allé chez elle parce qu'il voulait la faire parler".

Le drame s'est produit dans l'ancienne demeure familiale -où frère et soeur, adolescents, avaient dormi dans des chambres mitoyennes - et à la date anniversaire de la naissance de leur père, mort d'un cancer l'année précédente. Selon l'ordonnance de renvoi lue à l'audience, c'est en pleine nuit que M. Belmon s'était rendu chez sa soeur âgée de 31 ans, dans l'hôtel particulier qu'elle habitait seule à Cahors. Après une course poursuite, il l'avait frappée puis étranglée, avant de l'achever avec la cordelette qu'il avait apportée.
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Jusqu'à vendredi, des dizaines d'auditions de témoins pourraient permettre de comprendre comment l'"époux et père d'une famille unie" est devenu fratricide, avec ou sans préméditation.

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