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En Lozère, des éleveurs bovins créent 1886, une nouvelle marque de viande pour valoriser leur travail

Une vache de race Limousine, élevée sur le Mont-Lozère. Février 2018 / © F3LR
Une vache de race Limousine, élevée sur le Mont-Lozère. Février 2018 / © F3LR

Des éleveurs bovins du massif central ont créé la marque 1886, nommée ainsi en référence à l’altitude du point culminant du massif central. Il s'agit de valoriser leur savoir et leurs viandes. Des questions au cœur du congrès national de la fédération bovine à Mende les 5 et 6 février. 

 

Par C.Alazet avec O.Le Piver

Des éleveurs bovins du massif central (qui comprend une partie de la Lozère : Aubrac, Margeride, Causse-Méjean) ont annoncé en octobre 2018, à l’occasion du sommet de l’élevage à Cournon (Clermont-Ferrand), la création d'une nouvelle marque de viande : 1886.

Le massif central, un territoire préservé, difficile d'accès au climat particulièrement rigoureux. Il inclut le Mont-Lozère.
 
Les paysages du Mont-Lozère sous la neige - février 2018 / © F3 LR
Les paysages du Mont-Lozère sous la neige - février 2018 / © F3 LR

C'est là que vivent Mickaël Meyrueix et ses limousines. Une centaine de têtes élevées pour leur viande.  

L'agriculteur a rejoint la marque 1886 dès l'annonce de sa création, avec l'espoir de vivre un peu mieux de son travail. 

Nous, on est en race limousine, sur le département de la Lozère. Il y a une filière de qualité qui est nationale à la race limousine mais après localement, on a vraiment du mal à y marger. On pense qu'avec cette filière-là, ce sera plus facile pour nous d'avoir un peu plus de plus-value sur nos animaux.


Le massif central est traditionnellement une terre d'élevage bovin. Une agriculture extensive, caractérisée par de petites exploitations familiales : les vaches passent l'essentiel de l'année au pâturage et sont nourries à l'herbe produite sur place.
Un savoir-faire, et une éthique que cherchent à faire reconnaître aujourd'hui les éleveurs des 22 départements concernés.

Pour Francis Durand, le président de la section bovine FDSEA Lozère, les animaux lozériens partaient dans les abattoirs et personne ne pouvait dire où la viande était consommée.

Ca part, dans le marché traditionnel alors qu'on a des races à viandes exceptionnelles avec de la viande exceptionnelle. Et ça part sur le marché national voire international et donc on voudrait essayer de se différencier des autres


La marque regroupe toutes les petites exploitations qui le souhaitent dès lors qu'elles respectent sa charte éthique.
Les premiers produits devraient arrivés sur les étales dès le printemps prochain.
 
En Lozère, une nouvelle marque de viande pour valoriser la filière bovine
1886, c'est le nom de la nouvelle marque des éleveurs du massif central pour valoriser la viande de leurs vaches Limousines. Interview de Mickaël Meyrueix, éleveur de Limousines sur le Mont-Lozère et Francis Durand, président de la section bovine FDSEA Lozère. - F3LR - Ophélie Le Piver et Yannick Le Teurnier


Le congrès de la fédération nationale bovine à Mende

Le congrès de la fédération nationale bovine est organisé cette année à Mende en Lozère, les 5 et 6 février.

L'Agribashing, la montée en gamme de la production et le revenu des agriculteurs seront les principaux thèmes abordés lors du Congrès de la Fédération Natinale des Eleveurs Bovins.

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert, le président des Jeunes agriculteurs Jérémy Décercle et le minsitre de l'agriculture Didier Guillaume seront présents.

Une satisfaction pour les éleveurs Lozériens : cela fait 20 ans qu'un ministre de l'agriculture n'est pas venu en Lozère.
L'occasion d'évoquer les problèmatiques locales : loups, défrichement et indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN).

 

Une page spéciale dans le journal régional du 4 février 19h

France 3 Occitanie diffuse ce lundi 4 février dans son journal régional de 19h une page spéciale en direct depuis une ferme d’élevage au hameau du Buisson (48).
 
Des invités répondront aux questions de Ophélie Le Piver et Philippe Sans sur la traçabilité des viandes locales, l’agribashing actuel et aussi le développement du bio.
 

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Interview de Christophe Barret

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