Lozère : les élus veulent expulser des squatteurs d'un hôtel vide depuis plus de 10 ans

Les occupants illégaux d'un hôtel à Saint-Julien-des-Points sont menacés d'expulsion. Une dizaine d'élus et la famille du propriétaire se sont rassemblés pour protester contre le squat de cet hôtel abandonné.

L'Hôtel des Cévennes est occupés illégalement depuis plusieurs semaines
L'Hôtel des Cévennes est occupés illégalement depuis plusieurs semaines © C.Montels FTV

Situé entre le Gard et la Lozère, l' Hôtel des Cévennes n'avait pas vu de clients depuis plus de 10 ans. Depuis mardi 2 mars, il affiche complet mais toutes les chambres sont occupées illègalement par des squatteurs. Les nouveaux occupants ont profité de l'abandon de l'hôtel et du fait que son propriétaire soit en maison de retraite.

"C'est une réquisition vitale ! " pour les occupants de l'hôtel.  

C'est un bâtiment qui est vide et abandonné depuis 2006, sur lequel il n'y a aucun projet. Du coup, il est occupé depuis plusieurs semaines par un groupe de jeunes personnes qui se retrouvent dans une situation malheureuse. Une bonne partie des jeunes sont saisonniers ou intermittents du spectacle, ce sont des emplois où ils sont généralement logés. Là, sans emploi, ils se retrouvent dans une grande précarité ,sans assez d'argent pour payer une caution ou trouver un logement. C'est un besoin vital.  

Une occupante de l'hötel

En début d'après-midi, la petite fille du propriétaire de l'Hôtel des Cévennes se rend sur place, mais le dialogue avec les occupants de l'hôtel est quasi-impossible. 

Moi je veux juste que vous me rendiez le bien de mon grand-père. Mon grand-père, il en a sué pour cet hôtel . Alors, avec tous vos collègues, vous prenez vos balloches et vous vous barrez ! 

La petite-fille du propriétaire de l'hôtel

 

Les élus se sont rassemblés devant l'hôtel squatté pour protester contre l'occupation des lieux
Les élus se sont rassemblés devant l'hôtel squatté pour protester contre l'occupation des lieux © C.Montels FTV

Les élus de la  commune se sont  rassemblés devant l'hôtel en début d'après-midi. Ils souhaitent également que les occupants quittent les lieux immédiatemment.  

 C'est un désarroi complet par rapport à la situation, nous ne sommes pas armés dans les petites communes rurales. On ne peut qu'être là pour soutenir la famille, c 'est une situation très compliquée pour elle

André Deleuze, maire de la commune

A l'issue du rassemblement, les occupants ont proposé de payer un loyer. Les propriétaires ont refusé. Une injonction d'expulsion a été déposée au tribunal de Mende. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
urbanisme aménagement du territoire environnement société