Mois sans tabac en Occitanie : ils relèvent le défi ! #1

Illustration / © P LAPOIRIE/Maxppp
Illustration / © P LAPOIRIE/Maxppp

La tentation de fumer est-elle forte ? Y a-t-il des moments plus durs que d’autres ? Quels sont les effets de l’arrêt de la cigarette ? Pour ce Mois sans tabac, nous suivons cinq personnes en Occitanie, qui ont décidé d’arrêter de fumer.

Par Richard Duclos

Un mois pour arrêter de fumer : Yoanna, Steven, Sarah, Clémentine et David ont décidé de relever le défi. Pendant ce mois sans tabac, nous les suivrons régulièrement pour qu’ils témoignent de leur expérience. Episode 1 : une semaine sans cigarette.


Yoanna Tijer, 40 ans – Calvisson (Gard)


Yoanna a commencé à fumer à l’adolescence, "pour faire comme les copines". Mais toute sa vie, elle s’est dit qu’elle arrêterait de fumer à ses 40 ans : "J’y suis, j’arrête", lâche-t-elle. "J’ai tellement repoussé le fait d’arrêter à mes 40 ans que maintenant je n’ai plus le choix !"

Même si elle ne fumait pas énormément (un paquet en deux jours), arrêter d’un coup n’est pas facile.

Dans la journée ça va. C’est plus dur le soir, et la nuit, j’ai du mal à dormir. Au bout de sept jours, le manque commence à se faire sentir.


Alors, le soir, pour s’occuper l’esprit, Yoanna a changé ses habitudes : désormais, au lieu de fumer une cigarette, elle s’autorise un carreau de chocolat. "J’ai changé un moment de plaisir pour un autre !"




Steven Hermitte, 26 ans – Toulouse (Haute-Garonne)


"Honnêtement, ça va. La cigarette ne me manque pas du tout." Après une semaine sans fumer, Steven se sent bien.

Lui qui fume depuis l’âge de 13 ans a décidé de tenter le Mois sans tabac cette année. L’idée d’arrêter la cigarette lui trottait dans la tête depuis un moment : "Fumer, c’est un gouffre financier, et un gouffre pour la santé. Mais je ne trouvais pas la motivation d’arrêter", raconte-t-il.

Avec le Mois sans tabac, il y a l’idée d’un défi collectif. Je me suis dit que d’autres personnes seraient dans mon cas. C’est ce qu’il me fallait pour me lancer.


Au cours de cette première semaine, Steven n’a eu envie de fumer qu’une ou deux fois. "A chaque fois, j’ai repensé à ma dernière cigarette, qui m’avait dégouté au bout de deux lattes." Le jeune homme est donc confiant quant à la réussite de son pari : "Je pense que je vais tenir le mois. Enfin j’espère !"


Sarah Dupont, 35 ans – Servian (Hérault)


L’ambition de Sarah : arrêter définitivement la cigarette. "Il suffit de ne pas craquer !" Plus facile à dire qu’à faire cependant, pour elle qui fumait entre 15 et 20 cigarettes par jour.

Au cours de cette première semaine sans cigarette, Sarah est passée par plusieurs phases :

C’était très facile le premier jour, j’étais euphorique. Les trois suivants, c’était plus compliqué, j’avais envie de fumer. Aujourd’hui, c’est très difficile, je me suis réveillée ce matin avec une boule d’angoisse et l’envie d’allumer une cigarette.


Pour ne pas céder à la tentation, Sarah a recours à des patchs, ainsi qu’à des exercices de respiration. Mais aussi au tricot : "Pour m’occuper les mains et la tête", explique-t-elle. Depuis une semaine, cigarettes et cendriers ont été placés hors de vue chez elle. A leur place désormais, une couverture prend forme peu à peu.


© Sarah Dupont
© Sarah Dupont


Clémentine Bourguet, 20 ans – Toulouse (Haute-Garonne)


En moyenne, Clémentine fume 15 cigarettes par jour. Ou plutôt, fumait. Pour son Mois sans tabac, plutôt que d’arrêter brusquement, cette étudiante a choisi de réduire  progressivement sa consommation. Passant à deux ou trois cigarettes le premier samedi, une seule le dimanche, puis plus du tout depuis lundi dernier.

Elle l’avoue cependant, arrêter n’est pas facile ! "Je ressens le manque. Hier ça n’allait pas du tout, j’avais le moral qui faisait des zig-zag toute la journée, et puis j’ai des nausées."

Par le passé, elle a déjà tenté d’arrêter. "La première semaine avait aussi été une torture, se souvient-elle. Puis j’avais tenu quatre mois. Mon objectif cette fois, c’est d’arrêter définitivement."

Le moment le plus dur ?

Le soir. Quand on se pose, au calme, c’est super difficile de ne pas allumer une cigarette.



David Molla, 40 ans – Montpellier


Le souci de prendre soin de sa santé, mais aussi le prix des cigarettes, qui augmente encore lundi prochain, ont poussé David à participer à ce Mois sans tabac. "Je dois dépenser 60 € par semaine, ça commence à faire un budget conséquent."

David se souvient parfaitement de sa dernière cigarette : c’était le 31 octobre, "à 22h20". Cette semaine, il a remplacé la cigarette classique par une cigarette électronique :

Mais je ne la fume pas comme je fumais des cigarettes. Je m’en sers quand je sens que je commence à être irritable.


Lors d’une soirée le week-end dernier, David a eu peur de craquer, "mais pas du tout" : "Dans ma tête, la cigarette c’est fini."




Des milliers de participants

Au 27 octobre, soit avant le début des choses sérieuses, 7 959 personnes étaient déjà inscrites sur le site web "Tabac Info service" en Occitanie.
L'un des points forts de l'opération Moi(s) sans tabac réside dans sa dimension collective, explique Marion Mourgues, de l'Institut du cancer de Montpellier, qui coordonne l'opération dans la région. : "On se sent soutenu, les personnes s'entraident, se retrouvent entre personnes qui vivent la même épreuve. Cela augmente vraiment les chances d'arrêter."

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