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Polémique dans le Gard sur l’accueil d’une famille de réfugiés syriens dans un village

Un des logements HLM de la commune de Saint-Hilaire de Brethmas pourrait être attribué à des réfugiés syriens - Juillet 2015 / © France 3 LR / Banabera V.
Un des logements HLM de la commune de Saint-Hilaire de Brethmas pourrait être attribué à des réfugiés syriens - Juillet 2015 / © France 3 LR / Banabera V.

Le maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas a proposé d’héberger une famille de réfugiés syriens dans un logement de la commune du Gard. Mais l'opposition a voté contre ou s'est abstenue, d'où une polémique au sein du village. C'est donc la préfecture du Gard qui devra trancher.

Par Ambre Lefevre


Quand, il y a quelques semaines, Amnesty international et le Secours catholique présentent un projet d’accueil d’une famille de réfugiés syriens, le maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas dans le Gard, est séduit par l’idée.

Jean-Michel Perret est sensible au désarroi de la population syrienne, éreintée par la guerre. Une résidence HLM vient de se construire sur sa commune. Un logement pourrait être attribué à des personnes en difficultés, dont des réfugiés.

Le 1er juillet, le maire divers gauche propose donc à son conseil municipal de se prononcer sur ce vœu, qu'il estime d'intérêt local.
Mais, à sa grande surprise, parmi les 27 élus, l'opposition vote contre, ou s'abstient.

Je m’attendais à une unanimité humaniste, ces réactions m’ont choqué", avoue l’édile.


Reportage.
Polémique sur l'accueil d'une famille de réfugiés dans le Gard
Curato J./Banabera V.

Refus de l’opposition


Les opposants au maire refusent cependant d'être culpabilisés après leur vote négatif.
Prévenus tardivement de l'ordre du jour du conseil municipal, ils dénoncent un manque de concertation sur un sujet sensible dont la responsabilité dépasse la compétence de la commune de 4.200 habitants.

"C’est de la géopolitique internationale", explique Patrick Guy, opposant à la majorité municipale.

J’aurais préféré faire une action en deux temps, d’abord par des dons, puis après en concertation avec les habitants".


Décision de la préfecture


La décision revient de toute manière à la préfecture, qui dispose du droit d'affecter un logement vacant à des réfugiés.
La commune devrait connaître la réponse dans quelques jours. Pour l’instant, aucune autre commune n’a franchi le pas dans le département.

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