Portable et stupéfiants à la prison de Rodez : fin de garde à vue pour l'élue FN d'Albi

Maison d'arrêt de Rodez / © MaxPPP / Cédric Meravilles
Maison d'arrêt de Rodez / © MaxPPP / Cédric Meravilles

Ce mardi 14 novembre, une élue  albigeoise, Gladwys Ramadji, a été placée en garde de vue dans le cadre d'une enquête portant sur l'introduction d'un téléphone portable et de stupéfiants à la maison d'arrêt de Rodez. La conseillère municipale (FN) est ressortie libre des locaux de la gendarmerie.

Par France 3 Occitanie

Ce mardi 14 novembre, vers 20 heures 45, Gladwys Ramadji a quitté les locaux de la gendarmerie de Rodez. Après une perquisition à son domicile albigeois, les gendarmes ont transfèré l'élue municipale dans l'Aveyron pour la placer en garde en vue. Cette audition est liée à une enquête ouverte par le parquet de Rodez. Gladwys Ramadji est soupconnée d'avoir profité de visites à la maison d'arrêt de Rodez pour transmettre à son ex-compagnon un téléphone portable et des produits stupéfiants. 

L'élue municipale nie les faits et son avocat, Maître Jean-Baptiste Alary, estime des "accusations sont portées sans aucun élément de preuve'". Selon nos informations, les enquêteurs disposeraient d'éléments matériels s'agissant d'échanges téléphoniques entre Gladwys Ramadji et son ex-compagnon. Ces pièces du dossier prouveraient un fait : l'existence d'un téléphone portable et son utilisation, derrière les barreaux, par l'ancien compagnon de Gladwys Ramadji.

Néanmoins, d'un point de vue judiciaire, la seule question qui compte est de savoir si l'élue albigeoise est à l'origine de la présence de ce téléphone derrière les murs de la prison de Rodez. Sans cet élément d'imputabilité, un classement sans suite se profile. Sur le second volet de l'enquête, à savoir l'introduction de stupéfiants, les enquêteurs disposeraient, selon nos informations, de "simples" témoignages. 

En toute hypothèse, c'est le parquet de Rodez qui doit se pronnoncer. Le procureur de la République peut décider, au regard de l'enquête menée par la gendarmerie, un classement sans suite ou une convocation devant le tribunal correctionnel.








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