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Procès des braqueurs de la Poste à Toulouse : Redouane Ikil, en fuite, est condamné à 18 ans de prison

Redouane Ikil, lors de son procès en appel devant cour d'assises du Tarn, le 3 juillet 2019. / © Frédéric Desse/France 3 Occitanie
Redouane Ikil, lors de son procès en appel devant cour d'assises du Tarn, le 3 juillet 2019. / © Frédéric Desse/France 3 Occitanie

Samedi 6 juillet 2019, à 1h45 heures du matin, la cour d'assises du Tarn a condamné l'ancien directeur d'agence postale Redouane Ikil à 18 années de réclusion criminelle, et son co-accusé Fabien Djetcha à 14 ans de prison, tous deux pour séquestration et extorsion de fonds en bande organisée.

Par Marie Martin

18 ans de prison. C'est la peine infligée par la cour d'assises du Tarn à l'ancien directeur de la Poste accusé d'avoir participé voire commandité les deux braquages d'agences postales toulousaines au cours desquels six personnes ont été séquestrées, menacées et agressées, en 2012 et 2013.

Le mode opératoire était peu ou prou le même. Les caissières de la Poste étaient "cueillies" chez elles par trois individus, entravées, baîllonnées, ainsi que la famille de l'une d'entre elles, avant d'être emmenées dans les agences et contraintes d'ouvrir coffres et caisses sécurisées. L'une d'elle, la victime de Bellefontaine le 6 mars 2012, avait même été aspergée d'essence et menacée d'être enflammée.

Le co-accusé de Redouane Ikil, Fabien Djetcha écope quant à lui d'une peine de 14 années de prison. Soit une de moins qu'en première instance.

Redouane Ikil, acquitté en 2017 par la cour d'assises de Haute-Garonne, va donc repartir en prison ; il a déjà passé trois ans en détention préventive.

Mais il sera à nouveau incarcéré quand il aura été retrouvé. Car Redouane Ikil a disparu, vendredi 5 juillet, à quelques heures du verdict. Lui qui comparaissait libre ne s'est pas présenté au palais de justice d'Albi.
Depuis, pas de nouvelles de lui. Un mandat d'arrêt a été délivré à son encontre.
A-t-il eu peur de l'issue de son procès en appel ? C'est ce que plaident ses avocats. 

Les débats, il est vrai, ont été mouvementés, certains témoins malmenés, les accusés taxés de mauvaise volonté, le président soupçonné d'impartialité... On a rarement entendu autant de cris dans une salle d'audience.

Et, premier coup de théâtre, jeudi soir, Fabien Djtecha a décidé d'avouer l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, lui qui n'en reconnaissait jusque-là que la moitié, du bout des lèvres. Il continue en revanche de ne pas impliquer son co-accusé, affirmant qu'il ne le connaît pas.

En première instance, Redouane Ikil avait été acquitté au vu des faibles preuves matérielles.
Cette fois, la cour a considéré que les éléments (le plan de la Poste de Saint-Cyprien tracé par Redouane Ikil, retrouvé au domicile de Fabien Djetcha et qui porte une empreinte digitale de Redouane Ikil ; la trace d'un contact téléphone à Redouane Ikil via une puce retrouvée chez Fabien Djetcha), associés aux mensonges de Redouane Ikil, à ses relations, à ses activités de boxe et boîtes de nuit, suffisaient...
 

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