Procès de la “démembreuse” de Toulouse : l'implacable chronologie des faits

ts / © Luc Perillat/Drawmyevents
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Les jurés qui composent, avec les magistrats professionnels, la cour d'assises qui juge Sophie Masala, poursuivie pour le meurtre et le démembrement de sa collègue en 2016 à Toulouse, ont entendu la longue et implacable chronologie des faits.

Par Marie Martin

Pour la seconde fois - au moins - depuis le début du procès de Sophie Masala, la cour d'assises de la Haute-Garonne et principalement les jurés (six femmes et deux hommes) ont entendu la terrible chronologie des événements de l'affaire dite de la démembreuse de Toulouse.

De macabres découvertes entre le 24 et le 26 mai 2016

Mardi 22 octobre 2019, deux enquêteurs du SRPJ ont témoigné à la barre. Pour eux, l'affaire a commencé le 24 mai 2016. Une jeune femme aperçoit ce jour-là un sac plastique d'où dépasse un pied dans le canal du Midi. Elle appelle à l'aide un passant : à l'aide d'un bâton, il hisse le sac et le tâte pour savoir s'il ne s'agit pas d'un mannequin. Hélas, le doute n'est pas permis, explique-t-il à la barre, ce mardi. L'affaire Malasa a commencé.

Très vite, les enquêteurs savent qu'il s'agit d'une femme. Et tout aussi vite, de nouveaux éléments leur parviennent. Car dès le lendemain, soit le 25 mai, à 200 mètres en aval de la première découverte, est trouvé un sac plastique contenant un bras gauche. 
Puis, ce sera le lendemain encore, le 26 mai 2016, la découverte d'un nouveau sac plastique avec un bras droit et des viscères, dans le port de l'Embouchure.
Le même jour, au 19 boulevard Pierre-Paul Riquet, les policiers trouvent une valise qui contient un tronc humain. Quelques heures plus tard, boulevard de la gare, toujours au bord du canal du midi, c'est une jambe droite qui est retrouvée. 
Nul doute qu'il s'agit d'une seule et même personne. Même si la tête de la victime manque encore.
 

Une victime vite identifiée

Rapidement - tout, on le verra, a été assez vite dans cette macabre affaire - cette victime est identifiée. Car plusieurs jours avant la première découverte, une femme a averti la police de la disparition inquiétante de sa soeur, Maryline Planche. Les enquêteurs font le lien. Des analyses ADN confirment que le corps démembré est bien celui de Maryline, une femme de 52 ans, qui travaille dans une association pour l'insertion des personnes handicapées, l'Agefiph, et vit seule dans un petit appartement, rue Fonvielle, quartier Saint-Georges, à Toulouse. 

Très vite, une piste unique

Ayant connaissance des ces faits, les enquêteurs se rendent bien évidemment dans les locaux de l'Agefiph. Et les premières questions aux salariés amènent une réponse unique : Maryline était une salariée sans histoire, rigoureuse à l'extrême, vivant pour son boulot, dévouée et discrète. Mais elle entretenait des relations compliquées avec une collègue arrivée quelques mois plus tôt : une certaine Sophie Masala.  Quelques jours plus tard, celle-ci est interpellée à l'aéroport de Montpellier...

Elle avoue immédiatement ou presque : elle a tué Maryline Planche le 12 mai 2016. Soit plus de dix jours avant d'éparpiller des morceaux de son corps dans le canal du Midi.
 

 

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