A Argelès-sur-Mer, l'abattage d'une trentaine de pins provoque la colère des habitants et d'une association

Dans les Pyrénées-Orientales, le maire d’Argelès-sur-Mer prévoit d’abattre 37 pins dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’une route du centre-ville, en vue... d’y replanter des arbres. Cela provoque la colère d’une association dont les membres se sont rassemblés ce 1er juin.

Ce 1er juin, les membres d'une association de défense des arbres se sont réunis pour dénoncer l’abattage d'une trentaine de pins situés à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales.
Ce 1er juin, les membres d'une association de défense des arbres se sont réunis pour dénoncer l’abattage d'une trentaine de pins situés à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. © G. Duval / FTV

A Argelès-sur-Mer, la route Notre Dame de Vie, attenante au cimetière de la ville, est bordée d’une trentaine de pins qui ont plus de quarante ans.
 
Mais ces pins, bien connus des habitants, disparaitront bientôt. Leurs racines ont déformé la chaussée, raison pour laquelle la municipalité a engagé des travaux qui s’inscrivent dans un projet de réhabilitation. Pour le maire Antoine Parra, un seul objectif : "créer un parc paysager autour du cimetière tout en préservant l’environnement". 

Pour le maire, cette décision a été "difficile" à prendre : 
 

Et pourtant, elle est bien meilleure pour la qualité de vie des habitants et l’environnement.

 

"Cet abattage est indispensable car la route est totalement déformée et refaire le bitume sans s’occuper de ces arbres ne servirait à rien, il faudrait refaire le bitume tous les quatre à cinq ans car les racines ne s’arrêteront pas."  
 

Protéger "l’identité naturelle de la commune"


Sauf que pour certains habitants et le Groupement national de surveillance des arbres, ce projet ne passe pas. C’est le cas de Denis Cardonne, un Argelésien qui se bat pour la préservation de ces pins : 
 
Pour lui, nul besoin de refaire toute la chaussée,

Une alternative plus douce est possible.
Les arbres ne sont pas malades, ils font partie du patrimoine naturel de la ville.

 

"Je pense que dans une vision électorale, la réfection du bitume est une problématique certaine et pourrait constituer, à mon sens, une vitrine. J’ai peur que cela arrive ensuite dans d’autres quartiers."


"Un crève-cœur"


Antoine Parra, le maire d’Argelès-sur-Mer, "comprend" la réaction des habitants :

Je reconnais que ces pins sont magnifiques et c’est un crève-cœur de les faire abattre.

"Mais d’un autre côté, je ne comprends pas pourquoi personne n’est venu me voir si ce projet les contrarie, alors que ce projet a été largement expliqué dans les précédentes réunions publiques."

Avant d'ajouter : "Et puis, les arbres serviront à faire des charpentes en bois, des maisons en ossature bois, des meubles. Qu’on ne me dise pas que les personnes qui contestent ce projet n’achètent pas de meubles !"

 

49 arbres seront replantés


A la place des 37 pins, le maire Antoine Parra souhaite planter 49 autres arbres de grande taille tels que des micocouliers, des chênes ainsi que des agrumes.

L’abattage de ces pins devrait avoir lieu dans les prochains jours.
 
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