Disparues de la gare de Perpignan : Jacques Rançon avoue un second meurtre celui de Marie-Hélène Gonzales

Mis en examen pour l'assassinat de Moktharia Chaïb en décembre 1997, Jacques Rançon a avoué le meurtre d'une autre jeune femme, Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, c'était en juin 1998. Il a également avoué, la semaine dernière, l'agression d'une jeune femme à Perpignan, en mai 1998, elle a survécu.


Jacques Rançon, déjà poursuivi pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée en 1997, a avoué un deuxième meurtre dans le dossier des "disparues de la gare de Perpignan", a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Le quinquagénaire, au lourd passé de délinquant sexuel, a été placé à nouveau en garde à vue, lundi, à Perpignan et a avoué spontanément le meurtre de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, retrouvée mutilée et décapitée, le 26 juin 1998, a-t-on précisé de même source.

 

Jacques Rançon a "spontanément" "reconnu être l'auteur de ce meurtre", a confirmé son avocat Me Xavier Capelet sur iTELE.

 

Un lourd passé de délinquant sexuel et probablement de meurtrier en série


L'affaire Mokhtaria Chaïb - décembre 1997
Rançon avait déjà été mis en examen en octobre 2014 pour le viol et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, une étudiante française de 19 ans retrouvée le 21 décembre 1997 poignardée à de multiples reprises et mutilée. Les appareils génitaux de la jeune fille avaient été prélevés de manière quasi-chirurgicale.
Il avait alors été confondu 17 ans après les faits par son ADN, que les progrès scientifiques ont permis de découvrir sur une chaussure de la victime. Rançon avait avoué l'assassinat de Mokhtaria Chaïb lors de sa garde à vue en octobre mais s'était par la suite rétracté en mars.

L'affaire Marie-Hélène Gonzales - juin 1998
Ce meurtre avait été relié à celui de Marie-Hélène Gonzales, qui avait également été retrouvée mutilée, six mois plus tard, mais Rançon avait nié toute participation à ce meurtre lors de cette garde à vue.

L'affaire Tatiana Andujar - septembre 1995
Une première jeune fille, Tatiana Andujar, a également disparu dans le quartier de la gare en septembre 1995. Cette lycéenne de 17 ans n'a jamais été retrouvée.

Ces "disparues de la gare de Perpignan" avaient nourri la théorie d'un meurtrier en série mais aucun lien n'avait jusqu'alors été établi entre Jacques Rançon et les autres meurtres.


L'affaire de la tentative de meurtre de l'Avenue de Belfort - mai 1998
Le cariste-magasinier a par ailleurs avoué la semaine dernière, l'agression en 1998 d'une femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan. Il a été mis en examen pour tentative d'assassinat.
La victime avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à s'échapper.

En octobre 2013, il avait écopé d'un an pour menaces de mort sur son ex-concubine, mère de ses deux enfants. Il avait été libéré en juillet 2014 après neuf mois de prison.
Jacques Rançon avait déjà été condamné à huit ans de prison à Amiens en 1994 pour viol.
Le chômeur avait été qualifié de "prédateur sexuel" par la partie civile dans l'affaire Mokhtaria Chaïb.