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Disparues de la gare de Perpignan : le suspect a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb 16 ans après les faits

La section du SRPJ à Perpignan où l'homme est passé aux aveux / © RAYMOND ROIG / AFP
La section du SRPJ à Perpignan où l'homme est passé aux aveux / © RAYMOND ROIG / AFP

L'homme interpellé mardi par le SRPJ de Perpignan a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997 dans le secteur de la gare de Perpignan. Il doit être déféré au parquet.

Par Laurence Creusot

Le magasinier de 54 ans, interpellé mardi à son domicicile à Perpignan est passé aux aveux.

Il a reconnu être impliqué dans l'assassinat d'une étudiante en sociologie de 19 ans, Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997, au lendemain de sa disparition près de la gare de Perpignan.

Son ADN, présent au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), a été rapproché d'un ADN masculin partiel prélevé sur le corps de cette jeune fille.
Le corps avait été retrouvé en bordure d'un terrain vague, sa poitrine et son appareil génital prélevés de façon quasi chirurgicale.

Ce magasinier-cariste, originaire de Picardie, actuellement sans emploi et sans domicile fixe, a déjà fait des années de prison pour des agressions sexuelles et violences, dont neuf mois en 2013-2014 pour menaces de morts contre sa concubine dont il a eu deux enfants.
Le parquet tiendra une conférence de presse à 11h30 au palais de justice.

Un homme particulièrement violent

Les enquêteurs le recherchaient alors qu'il avait fait, déjà, des années de prison pour des agressions sexuelles et violences dont neuf mois en 2013-2014 pour menaces de mort sur sa concubine.
"Il m'a suivie dans la rue avec un couteau, donc là, j'ai porté plainte", a expliqué mercredi cette dernière, prénommée Marie, dans une interview accordée en exclusivité à RTL.

Elle qui a eu deux enfants avec lui, pendant leur sept ans de vie commune, a semblé l'accabler, en soulignant notamment qu'il partait fréquemment "la nuit". "On se demandait ce qu'il faisait, on n'a jamais su, à part soi-disant faire le tour de la gare, c'était son lieu favori, toujours l'endroit qu'il a préféré: la gare",
a-t-elle dit à la radio.
Cet homme était à Perpignan depuis quelques mois lors de la mort de Mokhtaria Chaïb, selon des sources proches du dossier.

Six mois plus tard, le 26 juin 1998, Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, était retrouvée mutilée et décapitée. Elle aussi avait disparu près de la gare de Perpignan, dix jours auparavant.
Une troisième jeune fille brune, Tatiana Andujar, lycéenne de 17 ans, avait auparavant disparu, en septembre 1995, dans le quartier de la gare. Elle n'a jamais été retrouvée.
Un tueur en série s'en prenant aux jeunes filles brunes, a-t-il sévi ou plusieurs criminels sont-ils liés à ces disparitions ? La question reste posée.

Ce n'est qu'en 2013 que les progrès scientifiques ont permis d'isoler deux ADN masculins inconnus sur la scène de crime de Marie-Hélène Gonzales et un troisième sur celui de Mokhtaria Chaïb. Et le croisement récent avec le FNAEG a donné un coup d'accélérateur à l'enquête, "un rebondissement qui permet de continuer à avoir confiance", selon la mère de Tatiana Andujar.
Pour Me Nicolau, "les éléments dans ce dossier permettent une mise en cause plus facile pour l'un des crimes", celui de Moktharia Chaïb, "mais on pourra peut-être remonter aux autres criminels ou aux autres crimes par cette mise en examen. Si elle a lieu".

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