Drame de Millas : une collégienne assure que la barrière était baissée

Nouvel élément dans l'enquête sur le drame de Millas qui a coûté la vie à six enfants. Selon BFM TV, une collégienne qui était dans le bus affirme que la barrière du passage à niveau était baissée. Les témoignages divergent. / © PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/MAXPPP
Nouvel élément dans l'enquête sur le drame de Millas qui a coûté la vie à six enfants. Selon BFM TV, une collégienne qui était dans le bus affirme que la barrière du passage à niveau était baissée. Les témoignages divergent. / © PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/MAXPPP

Nouvel élément dans l'enquête sur le drame de Millas qui a coûté la vie à six enfants. Selon BFM TV, une collégienne qui était dans le bus affirme que la barrière du passage à niveau était baissée. Les témoignages divergent. 

Par Olivier Le Creurer

La chaîne d'information continue n'explique pas comment elle a obtenu ce témoignage qui n'est pas filmé. Une jeune fille de 13 ans, qui était assise au premier rang dans le bus qui a percuté un TER à Millas, le 14 décembre dernier, assure que la barrière était baissée quand le bus scolaire s'est engagé sur le passage à niveau.. "J'ai vu que la barrière était fermée. Le bus l'a poussée. Elle s'est cassée. le bus a continué à rouler doucement. le train rouge est arrivé. Ensuite, je ne me souviens plus de rien," a-t-elle expliqué.

J'ai vu que la barrière était fermée. Le bus l'a poussée. Elle s'est cassée
 

Qu'ils proviennent d'automobilistes ou de passagers du car, les témoignages sur les circonstances du drame sont contradictoires, depuis le début de l'enquête. Dans l'autocar, des enfants ont vu la barrière fermée, d'autres assurent, comme la conductrice, qu'elle était levée. Selon Le Parisien, qui a consulté des procès-verbaux d'audition, "deux ont vu la barrière se baisser et le car la casser", quand un autre explique qu'elle "s'est baissée sur le véhicule avant de se relever". 

Témoignages contradictoires


"Les témoignages ne seront pas déterminants. Ce sont les expertises techniques qui fourniront la clé de l'énigme", estime de son côté Jean Codognès, l'avocat de la conductrice de l'autocar. 


Les témoignages ne seront pas déterminants. Ce sont les expertises techniques qui fourniront la clé de l'énigme


Une version contredite par les premières "constatations matérielles" dont avait fait état le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux. La conductrice du bus a été mise en examen le 20 décembre pour "homicides et blessures involontaires par imprudence". Aujourd’hui hospitalisée dans une unité psychiatrique, elle maintient sa version des faits, à savoir que les barrières étaient levées et que la sonnerie d’alarme ne fonctionnait pas lorsqu’elle s’est engagée sur le passage à niveau.

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