Fortes chaleurs : près de Perpignan, les policiers veulent travailler en bermudas

Avec les fortes chaleurs de ces derniers jours, travailler en plein soleil est insupportable pour certaines professions. C'est le cas de la Police Aux Frontières qui contrôle aux barrières de péage du Boulou. Ils réclament des barnums mais aussi de pouvoir travailler en bermudas.

Le péage du Boulou, dans les Pyrénées-Orientales.
Le péage du Boulou, dans les Pyrénées-Orientales. © RAYMOND ROIG / AFP

Au péage du Boulou, à côté de Perpignan, la Police aux Frontières procède depuis plusieurs années à des contrôles. Une mission qui devait être provisoire mais qui perdure dans le temps dans des conditions qui se détériorent, selon Robert Gili, de la CGT Police 66 : "C’était du temporaire les contrôles à cette barrière de péage mais il y a eu les gilets jaunes, la covid etc .. , et là ça fait cinq ans quasiment, c’est un peu long. Et les conditions sont intenables, l’hiver il fait très froid, il pleut et il y a du vent et l’été c’est encore pire avec les fortes chaleurs sur le bitume, il fait plus de 45 degrés", dénonce le policier.

Au total 8 policiers procèdent à des contrôles au niveau de la grande barrière de péage du Boulou sur l'autoroute A9, et 4 sont positionnés à la petite barrière. Pour ces policiers, la CGT réclame l’installation de barnums, comme en Espagne.

Il faut que les policiers puissent trouver de l’ombre, et qu’ils puissent se protéger des rayons ultraviolets, pendant les périodes de fortes chaleurs, il peut faire jusqu'à 45 degrés à cet endroit.

Robert Gili, CGT Police 66

Cette semaine, les températures à Perpignan ont dépassé les 37 degrés. La CGT réclame également l'installation d'un point d'eau à proximité de cette barrière de péage, pour que les policiers puissent se rafraîchir. 

Le droit de travailler en bermudas

La question de l’uniforme se pose également. Les policiers réclament le droit de travailler en bermudas. Pour eux, le pantalon et les grosses chaussures ne sont plus supportables en cas de fortes chaleurs : "Dans les départements d’Outre-Mer, les policiers peuvent travailler en bermudas, je ne vois pas pourquoi ici ce n’est pas possible". Avant d’ajouter, "on travaille de manière continue derrière cette barrière de péage et elle n’est pas prévue pour ces contrôles. A l’époque il y avait une grande barrière de contrôle transfrontalière au niveau du col du Perthus sur l’autoroute A9 qui présentait toutes les conditions optimales de travail pour nos fonctionnaires à savoir des guérites climatisées, des auvents pour être à l’abri du soleil et des rayons ultraviolets. Tout ça a été détruit avec l’ouverture des frontières, et là on se retrouve démunis".

La CGT a écrit plusieurs lettres au directeur interdépartemental de la Police aux Frontières des Pyrénées-Orientales, pour l’instant restées sans réponses. 

Code du travail et code vestimentaire 

La liberté de se vêtir n’est pas une liberté fondamentale. L’employeur peut y apporter quelques restrictions. Un employeur peut fixer des interdits et même exiger quand il fait très chaud, de porter une tenue décente. Ces dispositions peuvent figurer dans le règlement intérieur, voire dans le contrat de travail. Si un salarié ne respecte pas le code vestimentaire, il pourra tout à fait être licencié. C’est prévu par le Code du travail.

Concernant les policiers, la situation n’est pas la même. Ils ne sont pas assujettis à ce code. Ils doivent donc avoir une note du ministère de l’intérieur les autorisant à porter un bermuda.

 

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