Louis Aliot : “le Front national n'a pas de compte au Panama”

Louis Aliot sur France Inter le 6 avril 2016 / © capture écran Inter
Louis Aliot sur France Inter le 6 avril 2016 / © capture écran Inter

Louis Aliot réfute toute implication du parti d'extrême droite dans l'affaire "Panama Papers", où sont cités des proches de Marine Le Pen. L'élu perpignanais Louis Aliot dénonce "de la diffamation par amalgame".

Par Laurence Creusot


Le journal Le Monde, poursuivant l'exploitation des documents des "Panama Papers", a dévoile un "système offshore sophistiqué" élaboré par des proches de Marine Le Pen, ainsi que de nouvelles révélations sur le patrimoine de son père, Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d'extrême droite.

L'enquête du Monde permet, selon le quotidien, de "mettre au jour un système de dissimulation d'avoirs financiers, organisé dans des centres offshore d'Asie et des Caraïbes par le premier cercle de fidèles" de Marine Le Pen.
Au centre de ce "système", Frédéric Chatillon, président de la société prestataire du FN, Riwal, déjà mis en examen dans l'enquête sur le financement des campagnes 2012 du Front national. Un virement de 300.000 euros vers Hong Kong puis Singapour apparaît effectivement dans ce dossier, sans que les enquêteurs n'aient pu démontrer que les sommes sont revenues dans les caisses du FN.

Le journal écrit par ailleurs que Gérald Gérin, majordome de Jean-Marie Le Pen, reconnaît être l'ayant droit d'une société offshore, Balerton, enregistré par la fameuse firme panaméenne Mossack Fonseca.

Un dossier vide selon Louis Aliot

Interrogé sur france Inter, l'élu de perpignan, Louis Aliot,  réfute toute implication du parti d'extrême droite dans l'affaire "Panama Papers".
"Ca s'appelle de la diffamation par amalgame, le Front national n'a pas de compte au Panama, le Front national n'a pas fait de montage à Hong Kong. Ca concerne deux prestataires de service, qui sont des amis de Marine Le Pen", a déclaré sur France Inter Louis Aliot, l'un des vice-présidents du FN.

 

"Cette affaire, quand on la regarde sur le fond, c'est un dossier vide, en tout cas pour le Front national", a-t-il assuré, avant d'ironiser : "à moins de considérer que l'on peut biaiser et attraper le Front national par le biais de la Société générale. C'est notre banque".

Le Monde, s'appuyant sur des documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de l'expert-comptable Nicolas Crochet et de l'homme d'affaires Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN.

Le Monde a aussi ciblé la Société Générale et Gérald Gérin, majordome de Jean-Marie Le Pen.
Interrogé sur cet élément du dossier, Louis Aliot a fait valoir qu'il n'était "ni le gestionnaire de biens de Jean-Marie Le Pen, ni son majordome". MM. Aliot et Bay ont tous deux indiqué que le FN pourrait continuer à travailler avec M.Chatillon et sa société. "On n'est pas obligé de travailler avec eux (...), mais si les prestations de Riwal correspondent à ce que j'attends, oui", a déclaré M. Aliot.

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