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Collision de Millas : les familles des victimes reçues à la mairie de Saint-Féliu-d’Avall

La mairie de Saint-Feliu-d'Avall, dans les Pyrénées-Orientales - 22 décembre 2017 / © Maxppp
La mairie de Saint-Feliu-d'Avall, dans les Pyrénées-Orientales - 22 décembre 2017 / © Maxppp

Les familles qui le souhaitent pourront être reçues cette semaine à la mairie de Saint-Féliu d'Avall, dans les Pyrénées-Orientales. Un dispositif d'accueil est mis en place, avec notamment des associations d'aide aux victimes. Deux familles ayant perdu un enfant se sont constituées partie civile.

Par RD

A partir de ce mardi 26 décembre, les familles touchées par le dramatique accident entre un train et un bus scolaire le 14 décembre seront reçues à la mairie de Saint-Féliu d’Avall si elles le souhaitent.

Un dispositif est mis en place toute la semaine, avec les associations France Victime et FENVAC, ainsi qu'un assureur qui ira par la suite visiter ces familles à leur domicile.Un représentant du bâtonnier près du tribunal de grande instance de Perpignan était également présent au début du dispositif. Celui-ci pourra être reconduit la semaine prochaine en fonction des besoins. Une permanence de soutien psychologique sera maintenue pendant la période du Nouvel An.



"Mieux faire"


Dans un communiqué publié mardi soir, le préfet a indiqué avoir reçu individuellement cinq familles endeuillées, en présence du recteur d'acédémie.

Il "leur a rappelé les efforts déployés (...) par l'ensemble des services de soins et de secours, qui ont entrepris tout leur possible pour sauver des vies".

Il a expliqué "que la communication aux familles de la situation de leur enfant s’était faite (...) uniquement lorsque l’ensemble des identités avaient pu être établies avec certitude par la section de gendarmerie habilitée, avec l’aide des personnels soignants". Un processus "rigoureux", qui "a pu augmenter l’attente des familles", mais qui était "absolument nécessaire".

Le préfet et le recteur d’académie ont aussi indiqué avoir "entendu et pris en compte les remarques des familles sur les maladresses qu’elles ont pu ressentir à l’occasion de l’annonce du décès de leur enfant et dans les jours qui ont suivi."

"Un retour d'expérience approfondi" sera effectué "afin d'apporter, là où cela est possible, les améliorations utiles". Le préfet a aussi confirmé la désignation d’un professionnel nominativement dédié à chaque famille ayant perdu un enfant, pour les aider sur le plan du soutien médico-psychologique et faire face à leurs demandes.


Ce mardi sur RTL, la déléguée interministérielle à l'aide aux victimes Elisabeth Pelsez a assuré quant à elle vouloir "mieux faire" dans la prise en charge des proches des victimes, après que trois familles de victimes de la catastrophe de Millas ont fait part de leur sentiment d'"abandon". Elle a notamment dit vouloir "réfléchir à la manière dont on peut convoyer les personnes qui doivent se rendre dans un autre hôpital et faire en sorte qu'à l'avenir nous puissions prendre des mesures pour que les personnes qui doivent se déplacer soient accompagnées"


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Deux familles se constituent partie civile


De leur côté, deux des six familles endeuillées ont fait savoir par la voix de leur avocate, Me Jehanne Collard, qu’elles se constituaient partie civile ce mardi. Une démarche qui permettra à ces cinq personnes de deux familles différentes d’avoir accès au dossier, dès ce mercredi, et éventuellement de demander des investigations complémentaires.

"Elles vont être partie prenante de cette procédure, elles vont pouvoir agir", a expliqué l’avocate au micro d’Europe 1 ce mardi matin. "Se constituer partie civile, c’est tenter d’accéder à la vérité du drame."

"Mes clients ne préjugent pas de la culpabilité de la conductrice ou de la SNCF. Ils veulent simplement savoir ce qui s'est passé car pour l'instant ils l'ignorent", a aussi déclaré l'avocate à l'AFP.



L’enquête sur les circonstances de l’accident a été confiée à deux magistrats instructeurs du pôle accidents collectifs de Marseille. La conductrice du car a été mise en examen pour "homicides et blessures involontaires par imprudence", mais elle soutient que les barrières du passage à niveau étaient levées lorsqu’elle s’est engagée sur les voies.



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