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Perpignan-Rungis : le dernier train régulier des primeurs circule ce vendredi, ensuite ce sera à la commande

Le ministère des transports a annoncé le maintien du train de primeurs entre Perpignan et Rungis au delà du mois de juin. / © RAYMOND ROIG / AFP
Le ministère des transports a annoncé le maintien du train de primeurs entre Perpignan et Rungis au delà du mois de juin. / © RAYMOND ROIG / AFP

Le train de fret transportant des primeurs de Perpignan au marché de Rungis, près de Paris, s'arrête après un dernier convoi ce vendredi. Faute de clients, la ligne restera ouverte mais "à la commande" en fonction des besoins explique la SNCF. Une nouvelle manifestation a eu lieu sur les quais.

Par FD avec afp


Les clients n'ayant pas renouvelé leur contrat au train des primeurs, la ligne ferroviaire directe de fret entre Perpignan et Rungis s'arrête ce vendredi. Un dernier chargement partira dans la journée.
Jusque là, la périodicité des convois était régulière, elle sera désormais au cas par cas, en fonction des commandes ponctuelles des clients.
 

On fera ce qu'on peut pour faire circuler les wagons au fur et à mesure des demandes des clients", a indiqué un porte-parole de l'activité fret de la SNCF.

 

"La seule commande" encore en cours "s'arrête vendredi


Déjà "ces derniers jours", ces wagons "en fin de vie" ne transportaient "presque plus de fruits et légumes", avec seulement "quatre wagons" mardi par exemple, au lieu d'"une vingtaine d'habitude", a précisé le porte-parole.

Les volumes transportés ont diminué, d'une part parce que c'est un peu la fin de la saison et d'autre part parce que "les clients ont commencé à charger dans des camions", a-t-il expliqué.

Une information que confirme la CGT, indiquant que par rapport à l'année dernière, 70 navettes supplémentaires ont été enregistrées entre Perpignan et Rungis : 35 aller retour de poids lourds chargé de fruits et légumes. Le train a donc déjà perdu des clients.
 

Pas question de supprimer le train



En mai, le groupe ferroviaire avait proposé de prolonger cette ligne de wagons frigorifiques jusqu'à la fin de l'année, "échéance au-delà de laquelle les wagons seraient hors d'usage", leur vétusté et le coût de leur remplacement étant à l'origine du problème.

La SNCF est "en contact régulièrement avec les clients", mais "ils ont fait d'autres choix", séduits "sans doute par la plus grande souplesse du transport routier", a déclaré le porte-parole.
 

Le groupe ferroviaire leur a proposé, pour remplacer les vieux wagons, "une solution alternative: des conteneurs transportés sur des trains", a-t-il ajouté.

 

En attendant, la SNCF a assuré vendredi qu'il n'était "pas question" de supprimer le transport des primeurs par train, alors que le dernier convoi reliant Perpignan au marché de Rungis.

 "Il n'est pas question de supprimer le transport des fruits et légumes par train et de le laisser à la route", a indiqué à l'AFP Sylvie Charles, directrice générale du Transport ferroviaire et multimodal de marchandises à la SNCF.

Prochain rendez-vous au ministère le 17 juillet


Après deux réunions en mai et juin, le ministère des Transports doit réunir un groupe de travail sur ce dossier le 17 juillet.

A la mi-mai, le ministère avait dit rechercher "une solution ferroviaire pérenne d'ici la fin de l'année, permettant de poursuivre dans la durée le transport des fruits et légumes par le rail".
"Il n'y a à ce jour aucune garantie sur (la) pérennité" du train, avait déjà dénoncé mercredi le syndicat CGT-Cheminots.


Manif à quai


En gare de Perpignan, ce vendredi une centaine de militants, syndicalistes cheminots et paysans, écologistes et "gilets jaunes" se sont rassemblés en début d'après-midi sur le quai pour appeler l'État à maintenir cette liaison et dénoncer la pollution engendrée par son remplacement via les camions.  
 

Si l'on veut vraiment maintenir ce train, il faut s'en donner les moyens !,


affirmait à l'AFP Mickaël Meusnier, conducteur et responsable CGT .

 

 

"Enfumage" 


Le train de fret transportant des primeurs de Perpignan au marché de Rungis, près de Paris, "roulera lundi", avait assuré la ministre des Transports Elisabeth Borne, mardi dans les volonnes de Midid Libre.
 

    Ce train roulera la semaine prochaine et il roulera aussi longtemps qu'il y aura des marchandises à transporter,


a déclaré Mme Borne dans une interview au quotidien.

 Accusant Mme Borne d'"enfumage sur l'avenir du train de primeurs", la CGT-Cheminots lui a décerné vendredi à Paris son "Grand prix du pollueur 2018-2019 et défenseur
du lobby routier". 

Pour le syndicat, l'interview de la ministre dans Midi Libre est "un tissu de mensonges et de dérobades", car "s'il n'y a pas de chargement, le train ne roulera
pas". 

 Réclamant de participer à la réunion mercredi prochain à Perpignan, la CGT-Cheminots "travaille à une mobilisation interprofessionnelle d'ampleur pour
le fret ferroviaire public à la rentrée", indique le syndicat dans un communiqué.
 
L'annonce du remplacement cet été de ce train quotidien par des camions avait provoqué un tollé au printemps, syndicats et responsables politiques protestant contre une décision contraire aux enjeux environnementaux.

    

 

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