Le cactus nouvelle star de la foire aux plantes bien adapté aux zones où la sécheresse sévit

Alors que de nouveaux records de chaleur ont été battus dans la région mi-avril, ces températures estivales et un manque de pluie chronique obligent les pépiniéristes et les particuliers à s’adapter, surtout dans les Pyrénées-Orientales. La tendance désormais est aux plantations sobres. Exemple à la foire aux plantes de Prades.

Oubliés les hortensias, les pensées et les fuchsias très gourmands en eau ! À la foire aux plantes de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, jardiniers professionnels et amateurs tiennent de plus en plus compte de la sécheresse pour l'avenir de leur plantation.

"Ça fait un an qu’on a une forte demande en plantes grasses et en cactus, à cause de ce problème d'eau" reconnaît Tristan Franch, un paysagiste qui participait dimanche à cette foire dans la principale ville de l'ouest du département.

Place désormais aux succulentes : ces plantes grasses sans épines vivent avec peu d’eau, même en plein soleil. Elles s’adaptent très bien au climat méditerranéen qui devient de plus en plus sec, vers la frontière espagnole.

"L’an dernier, on a réduit nos productions à cause de l’arrêté préfectoral, il y a des choses que l’on ne fait plus. On est en train de comprendre l’importance du végétal dans l’évolution du climat et son utilité par rapport à l’infiltration de l’eau dans les sols" explique Cédric Ouillé, un pépiniériste du Conflent.

Deux ans de sécheresse dans le département

Du côté de la préfecture, le comité ressource en eau s’est réuni le 25 mars dernier pour faire le point sur la situation de sécheresse que connaît le département sans discontinuer depuis deux ans ainsi que sur les mesures de restrictions d’usages en vigueur.

En résumé, la situation reste tendue sur la majeure partie des Pyrénées-Oirentales : "Si les pluies récentes ont permis de redonner un peu d’eau aux barrages et retenues, les températures anormalement hautes pour la saison ont aussi conduit à une fonte prématurée du manteau neigeux. Les sols restent secs, les débits des rivières peu élevés et les nappes connaissent des niveaux bas historiques" peut-on lire dans son communiqué de presse, publié fin mars.