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Pyrénées-Orientales : menace sur les grandes nacres de la réserve marine de Cerbère-Banyuls

Réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales) - une grande nacre - archives / © F3 LR - Didier Fioramonti
Réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales) - une grande nacre - archives / © F3 LR - Didier Fioramonti

La grande nacre de Banyuls est menacée. Ce coquillage peut atteindre 1 mètre et vit dans les herbiers de posidonie de Méditerranée. Mais il subi les attaques d'un nouveau parasite très virulent, l'haplosporidium pinnae qui le détruit. Un constat inquiétant pour les plongeurs de la réserve marine.

Par Fabrice Dubault


Elles s'épanouissent depuis une quinzaine d'années au large de Cerbère-Banyuls, pourtant les grandes nacres sont aujourd'hui fortement menacées. Un parasite venu du sud de l'Espagne s'attaque à ce coquillage bivalve.
Les scientifiques du conseil départemental de la Réserve marine de Banyuls dressent un constat inquiétant de la situation.
 

Fin juin, lors des analyses précédentes, sur 8 nacres testées, 4 étaient infectées. Et en juillet, cela a progressé" explique Virginie Hartmann, responsable scientifique à la Réserve marine de Cerbère-Banyuls.


Dans la baie de Peyrefite, le taux de mortalité des grandes nacre atteint 50%.
 
Réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales) - une grande nacre - archives / © F3 LR - Didier Fioramonti
Réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales) - une grande nacre - archives / © F3 LR - Didier Fioramonti

Une action a donc été mise en place entre les plongeurs de la réserve et le CRIOBE de l'Université de Perpignan, le Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement, un laboratoire d'étude des écosystèmes.

La manoeuvre consiste à déplacer une quarantaine de coquillages. Le but est de mettre des nacres dans des endroits plus profonds, à l'eau plus froide vers 13°C, ainsi le parasite est moins actif.

Pour les grandes nacres déjà touchées et affaiblies par le parasite, des cages métalliques sont posées par-dessus en guise de protection.

Les raisons de l'apparition soudaine de ce nouveau parasite restent pour l'instant inconnues.

En attendant, une vingtaine de grandes nacres sera en observation au laboratoire de Banyuls pour suivre leur évolution de santé en milieu fermé.
 

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