Réforme des retraites : le "train des primeurs" reprendra du service le 2 mai selon la SNCF

Depuis début mars, le train des primeurs qui relie Perpignan à Rungis (Val-de-Marne) était à l'arrêt. En cause, des retards à répétition en raison de la réforme des retraites. Il va être relancé début mai selon la SNCF.

Le train des primeurs sera de nouveau sur les rails le mardi 2 mai.

D'ordinaire, il assure cinq trajets par semaine pendant la saison des primeurs (de novembre à juillet). Partant dans l'après-midi de Perpignan pour arriver avant l'aube à Rungis, avec des wagons frigorifiques dans lesquels sont chargés directement des palettes de fruits et légumes. Mais depuis mars, le train n'effectue plus ses trajets.

"Arrêté provisoirement en raison des mouvements sociaux, le #TrainDesPrimeurs revient! Les équipes #FretSNCF et Primever ont travaillé à des moyens exceptionnels pour garantir sa reprise dès le 2 mai", annonce la SNCF sur Twitter mardi 25 avril.

Grève et retards

Le "train des primeurs" reliant la ville de Perpignan au marché de Rungis, au sud de Paris, est à l'arrêt depuis début mars.

En cause, la grève reconductible contre la réforme des retraites, lancée par les syndicats de la SNCF depuis le 7 mars, qui a fortement perturbé la circulation des trains de marchandises.

Perturbations qui, selon un porte-parole, auraient empêché Fret SNCF de garantir ponctualité et régularité au trai, ce qui a poussé le chargeur Primever, locataire de tous les wagons jusqu'en juillet 2025, à demander la suspension du service en raison de ces mouvements sociaux.

Comme expliqué à travers ce fil Twitter "les grèves qui se poursuivent dans la durée et leurs conséquences ne sont plus tenables pour le client principal du train qui doit se retourner vers la route".


Cette liaison ferroviaire très médiatique avait été relancée par le gouvernement --subvention à l'appui-- en octobre 2021, après avoir été suspendue pendant plus de deux ans, faute de clients.

La vétusté du matériel, largement mise en cause, avait alors soulevé des inquiétudes sur la pérennité de la liaison. Douze wagons ont été remis en état, permettant une reprise du service jusqu'en 2025.

L'idée est ensuite de la remplacer par une "autoroute ferroviaire", embarquant des camions sur des trains.

Écrit avec AFP.