Un cas de botulisme détecté à Barcelone, une dizaine de personnes infectées en France

Après Bordeaux et l'Île-de-France, c'est au tour de Barcelone de déceler un cas de botulisme provenant toujours du même foyer. Pour le moment, 12 personnes sont concernées, l'une d'entre elles est décédée.

12 personnes ont contracté le botulisme après avoir fréquenté le même restaurant à Bordeaux. L'une d'entre elles est décédée en région parisienne.

Huit personnes sont hospitalisées à Bordeaux, une autre l'est en région parisienne. Un cas supplémentaire vient d'être identifié à Barcelone en Espagne, selon l'AFP, "ses jours ne sont pas en danger".

Benjamin Clouzeau, médecin au CHU de Bordeaux, alerte sur X (ex-Twitter) à propos de la situation.

Ce n'est pas la première fois que la capitale catalane est confrontée à des cas de botulisme.

Un précédent en août

En août dernier, deux ressortissants norvégiens ayant consommé des tortillas de pommes de terre à Barcelone en ont développé les symptômes, relate un journal régional.

Le botulisme, qu'est-ce que c'est ?

Dans un communiqué de presse, la préfecture de Gironde explique "le botulisme est une affection neurologique grave provoquée par une toxine très puissante produite par la bactérie Clostridium botulinum".

Cette bactérie se développe notamment dans les aliments mal conservés, sous-vide ou en conserve, comme cela semble être le cas dans le foyer de Bordeaux.

Les symptômes : paralysies des muscles des yeux, vue double, constipation, bouche sèche, déglutition bloquée, nausées, vomissements, voire paralysie respiratoire, "se manifestent de 2 heures à 8 jours après contamination", explique le ministère de l'Agriculture.

Quels sont les risques ?

"Le botulisme est une maladie très rare, avec 0,5 cas par million d’habitants par an en France", détaille le ministère de l'Agriculture.

Selon l'institut Pasteur, "le botulisme est mortel dans 5 à 10 % des cas", cependant, moins le traitement est immédiat, plus les probabilités que la maladie soit mortelle deviennent élevées.

Pour les formes les plus sévères, "le traitement requiert des soins respiratoires intensifs avec ventilation assistée et l’administration d’antitoxine botulique".

Où en est-on ?

Une alerte a été lancée par l'ARS de Nouvelle-Aquitaine auprès de "tous les professionnels de santé de France et à l'échelle mondiale puisque certains clients de ce bar à tapas étaient étrangers", écrit l'AFP.

Cette alerte est importante, car "il existe un traitement antitoxique", explique Benjamin Clouzeau, médecin réanimateur au CHU de Bordeaux. "Il a comme objectif de bloquer la toxine avant que celle-ci ne se fixe sur les nerfs et ne cause un blocage prolongé du fonctionnement des nerfs", indique-t-il à l'AFP.

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