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Visa pour l'image à Perpignan le 1er septembre

Jean-François Leroy présente la 24 ième édition du festival du photo journalisme, résolument ancrée dans l'actualité

Par Laurence CREUSOT

"J'ai perdu, aujourd'hui, toutes les images sont retouchées" Quand on rappelle à Jean-François Leroy, son coup de gueule, il y a 2 ans, ici à Perpignan, contre Photoshop, il avoue son impuissance.

Pourtant le combat pour l'information de qualité continue et le programme de la 24 ième édition de Visa pour l'image donne le ton.

La crise grecque et son onde de choc vue par trois photographes de l'AFP, les portraits bouleversants de ces gamines de huit ans mariées de force et vendues à des Afghans cinquantenaires, signés Stéphanie Sinclair ou encore le retour sur les cinq années Sarkozy.

Le programme est riche et traverse la planète. La planète numérique avec Stanley Green et le recyclage de nos chers smartphones. Le grand Nord en suivant les Saani et leurs rennes. La planète USA et tous ces intégristes proposé par Jim Lo Scalzo.

Ils seront tous exposés à Perpignan dès le 1 er septembre. Dans les lieux traditionnels, comme le couvent des minines ou l'hôtel Pams, mais aussi pour la première fois au théâtre de l'Archipel.

228 000 entrées l'an dernier, 12 000 spectateurs chaque soir aux projections du Campo Santo, des expositions qui partent ensuite au Québec, à Barcelone et bientôt à Angkor. Le bilan est plutôt flatteur. Même si Josiane Collerais pour le conseil régional estime que l'on pourrait faire mieux à l'international.

Hommage à Rémi Ochlik

La ville de Perpignan a décidé de rebaptiser le prix de la ville, prix Rémi Ochlik, du nom de ce jeune photographe, tué à Homs en Syrie le 22 février dernier. "Assassiné" martèle Maurice Halimi, adjoint à la culture.

"Ochlik, un môme découvert à 20 ans par le festival de Perpignan" ajoute avec émotion Jean-François Leroy.

"L'information doit exister mais il ne faut pas prendre des risques inconsidérés pour la ramener". Le directeur du festival explique ainsi qu'il n'a fait aucune commande de photos de Syrie depuis le 22 avril dernier. "Les journaux s'y intéresseront de nouveau quand Bachar sera tombé"conclut-il.

"Je hais les iphone"

Il est aussi question, ce jeudi 10 mai 2012, dans la cour de l'hôtel Pams, de la couverture de la campagne présidentielle et du peu de liberté laissé aux journalistes y compris les photographes. "Chaque candidat a verrouillé son image"constate le patron de Visa pour l'image.

Plus tard Jean-françois Leroy lance une dernière remarque : " L'iphone, c'est bien pour photographier les copains ou son chien, mais il faut arrêter de croire que cela remplace un Reflex. J'en ai marre de recevoir des dizaines de propositions de reporter Instagram."

Rendez-vous en septembre pour poursuivre le débat avec les 3 000 pros qui viendront à Perpignan.

Le Pré programme du festival

France 3 Languedoc-Roussillon vous proposera de vivre en direct sur le net, les grands moments de la semaine pro du 1er au 6 septembre.

 

 

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