Stèle saccagée au Camp de Rivesaltes : “Un acte antisémite délibéré”

Dimanche, des pots de fleurs en granit ont été descellés et jetés sur une plaque en marbre dans le but de saccager la stèle des fils et filles des déportés juifs de France. Un acte qui suscite colère et indignation chez les représentants de la communauté juive des Pyrénées-orientales. / © P. Georget
Dimanche, des pots de fleurs en granit ont été descellés et jetés sur une plaque en marbre dans le but de saccager la stèle des fils et filles des déportés juifs de France. Un acte qui suscite colère et indignation chez les représentants de la communauté juive des Pyrénées-orientales. / © P. Georget

Dimanche, des pots de fleurs en granit ont été descellés et jetés sur une plaque en marbre dans le but de saccager la stèle des fils et filles des déportés juifs de France. Un acte qui suscite colère et indignation chez les représentants de la communauté juive des Pyrénées-orientales.
 

Par Olivier Le Creurer

Les représentants de la communauté juive des Pyrénées-orientales parlent d'un "acte antisémite délibéré au camp de Rivesaltes". Hier des pots de fleurs en granit ont été descellés et jetés sur une plaque en marbre dans le but de saccager une des quatre stèles rendant hommage aux fils et filles des déportés juifs de France. Un acte qui suscite colère et indignation chez les représentants de la communauté juive des Pyrénées-orientales.


Ils s’en prennent ainsi à la mémoire de ceux qui ont souffert


Une plainte a été déposée à la gendarmerie. "C’est très dommageable. Ils s’en prennent ainsi à la mémoire de ceux qui ont souffert," regrette Philippe Benguigui, président de Zakhor pour la mémoire et délégué régional de l’association Les fils et filles de déportés juifs de France.
 
Stèle saccagée au Camp de Rivesaltes : “Un acte antisémite délibéré”


Qu'est-ce que le Camp de Rivesaltes ?

Le Camp Joffre, dit "Camp de Rivesaltes", est un site militaire fondé en 1938. Il est rapidement utilisé pour interner des réfugiés espagnols et allemands. Fin mai 1941, le camp compte 6 475 internés dont plus de la moitié sont des Espagnols et un tiers sont des Juifs étrangers.

Une partie des Juifs raflés en zone sud en août 1942 est internée sur place avant d’être transférée à Drancy puis déportée à Auschwitz-Birkenau. Entre 1941 et 1942, le camp compte 21 000 détenus. Source: Mémorial de la Shoah 

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