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Qui est Xavière Siméoni, la magistrate tenace qui va présider le second procès Merah ?

Xavière Siméoni, photographiée en 2009 / © AFP
Xavière Siméoni, photographiée en 2009 / © AFP

La cour d'assises spéciale qui examine le dossier de complicité dans l'affaire Merah statue à partir de lundi 25 mars avec à sa tête l'ex-juge d'instruction qui a renvoyé le Président Jacques Chirac en correctionnelle.

Par Fabrice Valery

Alors que Toulouse commémorait ce mardi matin la mémoire des victimes de Mohammed Merah, avec notamment une cérémonie dans la cour de l'école Ohr Torah, en présence du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, on apprenait dans le même temps la composition de la Cour d'assises spécialement constituée de magistrats professionnels qui va juger en appel à partir de lundi 25 mars Abdelkader Merah et Fettah Malki, poursuivis pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs terroristes.

Et c'est l'ex-juge d'instruction Xavière Siméoni, qui a été désignée pour diriger les débats et présider cette cour d'assises spéciale. 

Celle qui a renvoyé Jacques Chirac en correctionnelle

Juge d'instruction spécialisée dans les affaires politico-financières, Xavière Siméoni n'est pas très connue du grand public mais son nom résonne pourtant dans plusieurs grands dossiers ou scandales qui ont émaillé ces 20 dernières années : les frégates de Taïwan avec le juge Renaud Van Ruymbeke et surtout le dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris, pour lequel elle a signé en 2009, contre l'avis du parquet, une ordonnance de renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac, ex-président de la République, pour détournements de fonds publics et abus de confiance. Au procès, Jacques Chirac avait écopé de 2 ans de prison avec sursis. 

Elle coupe la plaidoirie d'un avocat dans le procès Méric

Réputée à poigne et tenace, chantre de la lutte contre la corruption, Xavière Siméoni, préside régulièrement des procès en Cour d'assises. En septembre 2018, lors du procès du meurtre de Clément Méric par des militants d'extrême-droite, elle avait interrompu la plaidoirie d'un avocat de la défense, qui faisait davantage la critique des plaidoiries de ces collègues parties civiles que la défense de son client : 

Vous faites des réquisitions contre les parties civiles ou vous plaidez pour votre client ? C’est très inhabituel de ma part, mais là ça dure depuis 45 minutes (Xavière Siméoni)

Le face à face avec Abdelkader Merah

Quel seront les rapports entre cette femme tenace et l'accusé Abdelkader Merah, frère de Mohammed Merah. Au premier procès, on a entendu à plusieurs reprises l'accusé reprendre le président de la Cour, notamment sur l'ordre du jour ("Il me semble, monsieur le Président, que ce point est prévu pour la semaine prochaine. Je préfère donc réserver mes réponses") au point d'agacer les parties civiles et de donner parfois l'impression que c'est lui qui, de sa voix calme, dirigeait les débats. 

Les altercations multiples entre la défense, dont Maître Dupont-Moretti, et les avocats des parties civiles, ont parfois donné, au premier procès, l'impression que le président avait un problème d'autorité.  Dès lundi 25 mars, Xavière Siméoni, devrait pouvoir montrer qui est la patronne dans la salle d'audience du Palais de Justice de Paris. 

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