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Régionales 2015 : ce qu'il faut retenir du grand débat de l'entre-deux-tours

Les trois candidats du second tour des élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ont débattu sur le plateau de France 3. / © K. Figuier/F3 Midi-Pyrénées
Les trois candidats du second tour des élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ont débattu sur le plateau de France 3. / © K. Figuier/F3 Midi-Pyrénées

Les trois candidats en lice pour la gouvernance de la future grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ont débattu sur les grands enjeux du territoire, avant le vote du second tour dimanche 13 décembre.

Par Claire Digiacomi

Les trois candidats toujours dans la course pour les élections régionales ont débattu pendant près d'une heure sur le plateau de France 3, mercredi 9 décembre, avant le second tour dimanche. Education, emploi, administration de la région... Louis Aliot, Carole Delga et Dominique Reynié ont abordé quelques uns des sujets décisifs pour la gouvernance de la future grande région. Si vous avez manqué ce débat, voici ce qu'il faut en retenir.

>>> Voir ou revoir le débat de l'entre-deux-tours en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

  • Sur les résultats du premier tour :

Louis Aliot s'est félicité des bons scores du Front national au premier tour des élections dimanche 6 décembre, évoquant une "dynamique indéniable et nationale". Dominique Reynié a quant à lui avoué avoir été "déçu" par ses résultats. Dimanche, le candidat des Républicains, de l'UDI, du MoDem et de CPNT a obtenu 18,84 % des voix, soit près de 13 points d'écart avec son rival du Front national. "Les électeurs sont souverains", a tout de même rappelé le politologue, qui s'est dit "choqué" par le "débat" sur un retrait de liste pour faire obstacle au FN.

>>> Lire aussi : Le FN a-t-il fait le plein de ses voix en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ?

  • Sur l'extrême droite :

"Plus personne ne croit que nous sommes un mouvement d'extrême droite", a déclaré Louis Aliot. "Sinon, les électeurs ne nous feraient pas confiance. Ils nous connaissent""Louis Aliot est d'extrême droite", a pourtant soutenu Carole Delga, qui assure être "la candidate de toute la gauche". "Nous connaissons les méfaits de la gestion par l'extrême droite (...) C'est la régression économique et la division", a-t-elle continué.

"Ici, personne n'a commis la moindre faute", a tenté d'arbitrer Dominique Reynié, qui s'est dit "profondément choqué par ce jugement qui vient distinguer les candidats qui sont tous autorisés par la République à présenter des listes".

  • Sur l'éducation :

"L'apprentissage est une des vraies réponses au chômage", selon Dominique Reynié, qui souhaite "passer de 30 000 à 50 000 apprentis par an", "équiper les centres de formation des apprentis (CFA) de numérique", "mettre en place des systèmes de formation à distance" et "construire des établissements avec des offres spécifiques".

La grande région compte 205 000 lycéens et 210 000 étudiants. / © France 3 LR
La grande région compte 205 000 lycéens et 210 000 étudiants. / © France 3 LR

Pour le candidat du Front national, "ce que l'on apprend sur la drogue dans les lycées est proprement scandaleux" et représente un "problème majeur pour l'équilibre de notre jeunesse". Il a donc évoqué la possibilité de mettre en place un système de "vidéosurveillance et de portiques" dans la "dizaine ou vingtaine" de "lycées à risque" de la région, dans lesquels des "gens de l'extérieur viennent à l'intérieur sans autorisation".

  • Sur les financements de la région :

Comment améliorer la vie de la région avec moins de financements ? Dominique Reynié dit vouloir "créer un fonds d'investissement territorial de 200 millions d'euros par an, qui s'associera à d'autres fonds d'investissement publics, européens, privés, pour aller créer ou développer des entreprises".

Carole Delga a quant à elle évoqué une "situation budgétaire préoccupante". "Il faudra être rigoureux sur les dépenses de fonctionnement", a-t-elle prévenu. "Les régions actuelles ont déjà voté plus de 260 millions d'euros de travaux qui vont pouvoir commencer dès le mois de janvier et nous avons près d'un milliard d'investissement, de capacité d'investir", a-t-elle tout de même indiqué.

Pour Louis Aliot, les économies se feront sur la baisse du nombre de vice-présidents, la baisse des indemnités pour les élus, et la baisse du budget de "communication de l'institution".

Toulouse et Montpellier ont un grand avenir ensemble", selon Dominique Reynié, candidat LR-UDI-MoDem-CPNT


  • Sur les priorités économiques :

Le chômage est de 12 % dans les 13 départements que compte la future grande région. Pour y remédier, Carole Delga souhaite "investir massivement dans le bâtiment et les travaux publics" et "faire des petits lots dans les marchés publics pour permettre aux petits artisans d'y répondre". Le candidat LR-UDI-MoDem-CPNT souhaite, lui, mettre en place "deux bourses régionales de cotation" pour attirer les investissements.

Pour le candidat du Front national, il faut en finir avec les zones blanches, ces territoires non desservis par un réseau de téléphonie ou Internet. Il réclame une "fracture numérique", et propose de "créer des circuits courts" pour mettre en relation producteurs et consommateurs.

  • Sur la gouvernance de région :

L'élection régionale est un scrutin à la proportionnelle, avec une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête. / © France 3 LR
L'élection régionale est un scrutin à la proportionnelle, avec une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête. / © France 3 LR

Carole Delga souhaite que les services de la région continuent de résider à la fois à Toulouse et à Montpellier. Le candidat du Front national évoque quant à lui la mise en place de référendums sur les "grands projets" de la région. "On peut donner un certain nombre de commissions à l'opposition, elles devraient être des instances de discussion", a-t-il également ajouté.

"Toulouse et Montpellier ont un grand avenir ensemble. Toulouse par l'aéronautique peut être une cité du ciel, Montpellier une cité de la mer", a estimé Dominique Reynié.

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