2 ans de prison ferme requis en appel contre Yvon Collin, sénateur du Tarn-et-Garonne

Yvon collin et son avocat, Francis Szpiner, lors de son procès en appel à Lyon, le 11 septembre 2019. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Yvon collin et son avocat, Francis Szpiner, lors de son procès en appel à Lyon, le 11 septembre 2019. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Il risque 2 ans de prison ferme et 4 ans d'inéligibilité. Le sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin est poursuivi pour trafic d'influence devant le tribunal correctionnel de Lyon où l'affaire a été dépaysée. Le jugement sera prononcé le 23 octobre. 

Par Laurence Boffet

Le réquisitoire est le même qu'en première instance. Quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et quatre ans d'inéligibilité ont été requis ce jeudi à Lyon contre le sénateur du Tarn et-Garonne,Yvon Collin (RDSE). Il est poursuivi pour "trafic d'influence passif" dans une affaire de corruption présumée en 2010. Le jugement a été mis en délibéré au 23 octobre 2019.

L'affaire remonte à 2010. Yvon Collin est soupçonné d'avoir accepté une somme de 40 000 euros de la part de Jean-Pierre Gonzatti, un ex-fonctionnaire du bureau de la réglementation de la préfecture du Tarn-et-Garonne. En échange, le sénateur devait fournir un emploi au conseil général à un neveu de M. Gonzatti. La somme versée devait servir au financement de la campagne de 2010.

Yvon Collin a toujours nié les faits, mettant en avant la santé "fragile" de Jean-Pierre Gonzatti, lequel s'ést rétracté lors de l'instruction.

Il n'y a pas le début d'une preuve dans cette affaire" Yvon Collin

"Ce dossier est creux" martèle aujourd'hui Yvon Collin, "il ne repose que sur des documents écrits de Monsieur Gonzatti et des ouïes-dires. C'est un complot politique. On a porté ma tête sur un plateau à Jean-Michel Baylet". Dans cette affaire, le sénateur a toujours invoqué un règlement de comptes né de son affrontement avec l'ancien président du conseil départemental du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, dont il fut proche avant de devenir son rival politique. Et qu'il avait battu aux sénatoriales de 2014.

En première instance, le 3 novembre 2017, Yvon Collin avait été condamné à un an de prison ferme, 50 000 euros d'amende et une interdiction d'exercer une fonction publique pendant trois ans, par le tribunal correctionnel de Lyon. Il avait alors fait appel. 


 

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