Imbroglio autour de la fermeture du lycée agricole de Moissac

Une manifestation s'est déroulée, ce mercredi 20 juin, à Montauban. Une intersyndicale, les élus locaux et des parents d'élèves veulent être fixés sur le sort du lycée agricole de Moissac. Ils ont essayé de renconter une responsable de l'Académie. Elle a refusé de s'exprimer. 

Lycée agricole de Moissac
Lycée agricole de Moissac
Un premier indice a mis en alarme les enseignants. En février dernier, la convention de la classe ULIS (Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire) n'a pas été renouvellée. Cette disparition a été suivie d'une annonce sur des transferts de formation sur Montauban. Cette décision est alors justifiée par de la situation géographique et l'état du batîment. Le lycée, ouvert dans les années 80, est dans une zone innondable et nécessite des travaux.

Depuis des mois, les 15 enseignants et 150 élèves du lycée agricole de Moissac vivent dans la crainte d'une fermeture. Mais, depuis le début de la semaine, ils reprenaient espoir. Le responsable de l'Intersyndicale, Olivier Gautier, précise "lundi le ministre de l'Agriculture a annoncé qu'il n'y aura pas de fermeture de lycées agricoles et mardi le conseil régional a affirmé son soutien".

Le soutien de Carole Delga prend la forme d'une déclaration de principe  : « Nous devons, collectivement, trouver des solutions pour maintenir les formations professionnelles à Moissac »

Dans ce contexte, plutôt favorale, les enseigants souhaitaient obtenir une confirmation officielle. Une centaine de parents d'élèves, d'élus et le personnel se sonr rendus au lycée agricole de Montauban. L'Intersyndicale et les manifestants souhaitaient être reçus par une répresentante de l'Acadamie, venue de Montpellier. La rencontre a tourné à l'imbroglio. La responsable du service formation a accepté de recevoir les élus mais en dehors de la présence des enseignants et des parents d'élèves.

L'Intersyndicale s'est invitée à l'entrevue. La responsable académique a alors suspendu les échanges. Elle a alors improvisé un point avec la presse présente sur les lieux.


Aucune déclaration n'est ressortie de cette "vraie-fausse" conférence de presse. Le bilan de la journée de mobilisation est plus que négatif pour l'Intersyndicale et Olivier Gautier : "c'est lamentable. C'est un flottement général à tous les étages. Personne ne veut prendre ses responsablités et tout le monde ouvre les parapluies".


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