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Montauban : des opposants à Brigitte Barèges réclament le remboursement des “dons prohibés” de la campagne

La mairie de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. / © MaxPPP
La mairie de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. / © MaxPPP

Suite à la décision du Conseil d'Etat du 6 mai 2015 selon laquelle Brigitte Barèges peut rester maire de Montauban même si ses comptes de campagne sont rejetés, l'association Montauban Citoyenne et le Front de Gauche appellent à manifester lundi pour réclamer le remboursement des sommes "indues".

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Ils se disent "profondément choqués" par la décision du Conseil d'Etat...
Le 6 mai 2015, la plus haute juridiction administrative française a rejeté les comptes de campagne 2014 de Brigitte Barèges, maire UMP de Montauban, tout en considérant qu'elle pouvait rester conseillère municipale et communautaire de Montauban. L'inéligibilité d'un an prononcée par le tribunal administratif de Toulouse en octobre dernier avait donc été annulée.

Cet arrêt du Conseil d'Etat faisait suite au rejet des comptes de campagne de Brigitte Barèges par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et du Financement des Partis Politiques (CNCCFPP), rejet automatiquement transmis à la justice administrative.
En octobre 2014, le tribunal administratif de Toulouse avait considéré que Brigitte Barèges avait bénéficié d'un financement illégal, "ni faible, ni négligeable" (estimé à un peu plus de 31.000 euros) de sa campagne grâce à la publication d'articles faisant la promotion de la ville et de l'action municipale dans "Le Petit Journal" et d'achat par la ville d'exemplaires de cet organe de presse pour les distribuer gratuitement sur la voie publique.

Ces sommes, qualifiées par la justice de "dons prohibés", les opposants à Brigitte Barèges en réclament le remboursement au bénéfice de la ville, ce que ne prévoit nullement la décision de justice. 
Une question écrite a été déposée en ce sens, question qui devrait être examinée au conseil municipal de la ville, lundi soir. 
S'ils n'obtiennent pas satisfaction, l'association Montauban Citoyenne et le Front de gauche envisageront des suites juridiques.
Brigitte Barèges, quant à elle,  n'a pas souhaité commenté ces faits, avant le conseil municipal.

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